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Sunday, 9 November 2014

Etre à la hauteur de l‘exigence morale du Socialisme


Le socialisme est un engagement moral fondant une éthique d’action

Etre socialiste, c’est vouloir, sur la base d’un engagement moral pour la Justice, habité d’une éthique de l’action, donner un sens raisonnable au Monde, permettre à la vie de s’épanouir dans la Liberté, parce que la société, solidaire, protège et encourage.

C’est cela, l’ambition et l’identité socialiste. C’est cela, qui devrai guider nos actions. C’est cela qu’il nous faut retrouver, en acceptant aussi la critique sans complaisance de notre action actuelle, de notre raisonnement, de notre Raison.

Léon Blum l’expliquait il y a presqu’un siècle, avec des mots qui n’ont rien perdu de leur actualité : « Le socialisme est donc une morale et presque une religion, autant qu'une doctrine. Il est, je le répète, l'application exacte à l'état présent de la société de ces sentiments généraux et universels sur lesquels les morales et les religions se sont successivement fondées. Sa doctrine est économique plutôt que politique. Pourquoi ? Parce que l'analyse de l'histoire - analyse que chacun de nous peut vérifier et confirmer par son expérience quotidienne - établit précisément que les faits économiques, c'est-à-dire les formes de la propriété, les phénomènes de production, d'échange et de distribution de denrées, dominent de plus en plus l'évolution des sociétés modernes, gouvernent de plus en plus leurs institutions et leurs rapports politiques. »

Gouverner, c’est choisir entre Morale et Tyrannie des Faits

Gouverner, c’est conduire une série de décisions sur des bases rationnelles, où la tyrannie ontologique, comme dirait Quiniou, le « faitalisme », d’après Nietzsche, réduit l’action politique sur un plan technico-économique, dirait Ricoeur, qui ajouterait,  en ne satisfaisant qu’aux exigences du rationnel, cette rationalité ne peut satisfaire l’homme moderne qui reste là, assoiffé d’un sens raisonnable. Habermas le formule ainsi : « Contre une réduction de type empiriste de la problématique rationnelle, seule sauve l’endurance à prendre les sentiers où la science, la morale et l’art communiquent encore ensemble. » Ou dit autrement : avoir raison d’après les experts techniques ne donne aucunement un sens commun, un espoir et une vision. Avoir raison avec les experts, c’est accepter un état de fait, et ne pas vouloir le transformer. C’est aussi inscrire son action dans l’horizon du visible, et non dans celui du possible.

Cela n’est pas très grave lorsqu’on est de droite : gouverner, c’est protéger des clientèles et des habitus, sociaux et moraux. Les faits bien souvent viennent à l’appui d’un appareil d’Etat qui ne demande qu’à servir les conservatismes, ou pour reprendre Ricoeur, à donner avantages et privilèges à la classe dominante du moment.

C’est beaucoup plus délicat de gouverner lorsque son engagement politique s’inscrit dans la tradition et la philosophie morale du socialisme. Car, fondamentalement, le socialisme reste une subversion, qui, parce qu’elle est morale, aura à créer de nouveaux faits, qui aura à s’imposer à la tyrannie ontologique pour créer un espace démocratique, qui devra aussi affronter des rapports de force objectifs, la solidarité universelle nécessitant forcément de ceux qui ne le sont pas, et ne le souhaitent pas, de le devenir pour le bien de tous, et in-fine, d’eux-mêmes.

Gouverner en étant socialiste, c’est donc se confronter à un rationnel qui souvent prends, avec une avalanche de faits, les apparences de la vérité scientifique, et qui, sapant la volonté jour après jour, heure après heure, tends – encore une fois pour paraphraser Habermas – à évacuer la question practico-morale « Que dois-je faire » de la réflexion, pour y substituer le point de vue d’une rationalité technocratique, qui réponds « il faut faire ce que de toute façon, tous faits bien soupesés, il faudra faire ».

Gouverner en étant socialiste nécessite donc une éthique de l’action, qui inspire, donne des forces, soit à la fois un socle solide, et une plate-forme pour prendre son élan.

Gouverner en étant socialiste, c’est aussi, forcément, par la force des faits et des choses, gouverner collectivement. Car comment résister à cette critique permanente de la Morale par une Raison impérieuse, technique, qui cherche la conservation des faits connus, si l’on est seul ?

Kant l’a exprimé sans doute le premier avec limpidité : la Morale est un Universalisme, c’est-à-dire que ne peut être une loi morale qu’une loi universelle. C’est pourquoi la première loi morale du socialisme, c’est le respect universel de la personne humaine. Une autre Loi morale, qui en découle, c’est donc l’Egalité dans la Fraternité, et une troisième, qui elle aussi est enfantée par les deux autres, la Liberté. Le triomphe de la Raison au Siécle des Lumiéres est un triomphe moral, qui enfanta la déclaration universelle des Droits de l’Homme, texte moral au plus haut point.

Pourtant, la rationalité technocratique ne cesse de critiquer cette morale en imposant le particulier, en séquençant et spécialisant le monde moderne, pour y créer des univers factuels en apparence séparés les uns des autres. Il y aurait dans cette rationalité des « personnes morales », les entreprises, ce qui en soi est au mieux une ironie, au pire un sarcasme. Il y aurait des « chômeurs », des « clandestins », des « salariés » et des « privilégiés », il y aurait « la Jeunesse » et « les Cassseurs », les « entrepreneurs » et les « syndicalistes », les « conservatismes » et les « reformismes ».

D’une maniére moins polémiste, et afin de préciser absolument cette critique de la Morale par la Rationalité, il y a des faits qui servent à décrire le monde et à orienter les questions, et les réponses, pour une action politique. Il y aura donc :

- la Dette Publique, qui en soi est la réponse à un excédent d’épargne, la dette devant bien être contractée par quelqu’un prêtant.

- la Monnaie, certes, mais on lui préfère l’Inflation, qui mesure à quel vitesse cette monnaie permet d’échanger biens et services.

- le taux de chômage, qui est surtout la privation des moyens d’existence par l’absence de rémunération.

- le niveau de prélèvement obligatoire, qui en réalité est redistribué, par exemple sous forme d’une allocation chômage à celui qui ne peut être employé, et qui est donc aussi un niveau indicatif de la redistribution des richesses dans une société solidaire.

- les déficits publiques, qui ont une définition extensible, et recouvrent aussi des salaires, des emplois, des biens et des services achetés et délivrés. Les Déficits publiques sont toujours le résultat d’arbitrages politiques entre recettes et dépenses, en pariant sur des évolutions économiques futures largement déterminées ailleurs que dans le champ politique.

Transformer le réel, et non en épouser les contours

Notre pratique de gouvernement depuis Mai 2012 est controversée au sein même du Parti Socialiste.

Certains y voient « la seule voie », d’autres une social-démocratie moderne enfin assumée face à des thèses jugées passéistes.  On sent déjà, à lire la défense même de la politique que nous menons, que nous ne sommes plus dans la philosophie morale du socialisme, mais bien dans l’obéissance à la tyrannie des faits, ou à la négation même de l’origine universelle du socialisme.

Comment le socialisme peut-il être passéiste, lorsque, toujours pour citer Léon Blum, « Le socialisme est né de la conscience de l'égalité humaine, alors que la société où nous vivons est tout entière fondée sur le privilège. Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout cœur honnête ces spectacles intolérables : la misère, le chômage, le froid, la faim, alors que la terre, comme l'a dit un poète, produit assez de pain pour nourrir tous les enfants des hommes, alors que la subsistance et le bien-être de chaque créature vivante devraient être assurés par son travail, alors que la vie de chaque homme devrait être garantie par tous les autres. Il est né du contraste, à la fois scandaleux et désolant, entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. »

D’autres voient dans notre politique une trahison, qui commença dès Mai 2012, en ne menant pas le premier rapport de force politique nécessaire, celui qui aurait dû mener à la renégociation du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Elle se poursuivit en ne mettant pas en acte le projet de Réforme Fiscale, en ne corrigeant pas les excès d’un accord paritaire de réforme du marché du travail qui refléta un rapport de force très favorable au Patronat face à un syndicalisme divisé. Elle s’acheva enfin en concentrant tous les moyens budgétaires dans un seul instrument : redistribuer des ressources fiscales des ménages vers les entreprises sous la forme d’une subvention globale, sans condition ni contrôle, nommée CICE puis Pacte de Compétitivité.
Il y a un échec. In y a en effet une défaite socialiste depuis Mai 2012. Nous l’avons payé aux Municipales, aux Européennes, aux Sénatoriales. Le Parti Socialiste, qui disposait de la majorité absolue au Parlement en Juin 2012, est sur le point de perdre sa majorité. Mais cet échec ne serait que politique, il serait surmontable.

Notre politique ne produit pas les résultats promis : certes, nous avons baissé le déficit publique, mais l’endettement de l’Etat a progressé, le chômage a gagné, imposant une vie de contraintes et d’angoisse à 1 million de compatriotes supplémentaires,  la pauvreté aussi, et son corollaire, le mal-logement. La croissance reste en panne, dans une économie européenne au bord de la déflation. Même la tyrannie des faits le dit ! Non, cette politique ne marche pas.

Mais l’échec économique est toujours relatif : il y a aussi des profiteurs de cet état de fait. Et un échec économique serait surmontable. Qui sait, peut-être que les entreprises, leur trésorerie remises à flot par le CICE, reprendront l’investissement ? Peut-être que la politique de la Banque Centrale Européenne, en affaiblissant l’Euro, permettra une reprise des exportations ? Peut-être que la baisse des prix de l’énergie vont booster la consommation ?

Ces paris, nous le voyons bien, sont des fatalismes. Ils s’abandonnent à des décisions, des évènements, des faits, donc une autre tyrannie hors de notre influence.

C’est que notre échec est bien plus grave que celui d’un échec politique ou économique.

Notre premier échec, c’est notre défaite morale.

Nous n’avons pas su, collectivement, conserver l’éthique d’action qui nous permit d’organiser les Primaires, première aventure collective pour de nombreux militants, de mener la campagne présidentielles et de gagner les législatives.

Nous avons été trahi moralement par une série de manquements individuels : cela commença certes dès les révélations sur le machisme toléré de Dominique Strauss-Kahn, dont nous ne tirâmes aucune leçon, avec l’affaire Cahuzac, avec les impudeurs issues de la vie privée de notre président, avec Thevenoud, avec les nominations boutiquières aux listes des Européennes, avec la nomination d’un Secrétaire National ayant échoué au gouvernement, avec tous ces petits scandales et ces compromissions où nous n’avons pas agi. Oui, la Justice est libre et indépendante, mais notre engagement est moral : nous avons un devoir aussi collectif ! Nous aurions dû ici agir.

Nous avons trahi moralement aussi toutes les règles qui régissent notre Parti. Notre Secrétaire National actuel n’est pas élu. Notre congrès statutaire n’a pas eu lieu. Nos forums de débats et de construction des synthèses sont désertés, méprisés. Les votes des militants, lorsqu’ils ne répondent pas aux attentes, sont manipulés. 

Bien plus grave est la trahison morale fondamentale : nous n’essayons même pas d’être fidèle à notre engagement, et nous plions aux doctrines des Droites Européennes.

Il nous faut donc reconstruire notre primat moral. Cela ne sera pas facile. Cela passe avant tout par un effort collectif : c’est aux militants de prendre le parti, et de changer les hommes qui le dirige.

Cela passe aussi par une interrogation fondamentale sur ce que nous souhaitons réaliser ensemble. Si le projet est de replâtrer un système économique et une Union Européenne tels qu’ils sont, pour continuer jusqu’à la prochaine crise spéculative, alors notre Parti ne fera pas l’économie d’une scission nécessaire entre ceux qui préfèrent obéir à des faits préparés par les Droites Européennes et ceux qui savent qu’agir selon notre philosophie morale, c’est se confronter aux Droites Européennes.

La première, la plus urgente contribution que le Parti Socialiste peut donc avoir dans le débat démocratique, c’est organiser, le plus vite possible, son congrès. C’est la condition morale à sa survie.

Car le congrès du Parti est le lieu où se retrempe la volonté morale de changer le monde, où se fonde le collectif qui veut la mettre en œuvre, c’est aussi le moment où les militants décident de leur gouvernance et de leurs représentants.

Ne pas tenir un congrès, c’est trahir l’exigence morale de démocratie.

Ne pas écouter les militants, c’est trahir la philosophie même du socialisme, irréductible à l’éthos d’un seul, à l’hybris de quelques uns.

Friday, 26 September 2014

J'aime l'entreprise


J'aime l'entreprise.

Cela fait maintenant 17 ans que je travaille dans le privé.

J'ai été employé précaire, accumulant les CDD auprès de jusqu'à 3 employeurs en même temps, pour un temps de travail contractuel hebdomadaire supérieur à 48h, entre deux périodes de chômage.

J'ai été consultant free lance, cherchant mes clients seuls, démarchant, négociant avec des donneurs d'ordres qui comprimaient toujours plus mes tarifs journaliers.

J'ai été employé en CDI, avec ou sans RTT.

J'ai été cadre commercial, aidant des entreprises à prendre des décisions d'investissement informatiques décisives pour leur avenir.

J'ai été directeur gérant d'entreprise, gérant un budget supérieur à 5 Millions d'Euros, un chiffre d'affaires de 40 Millions et 60 salariés.

Je suis Directeur Commercial à l'International, dirigeant 4 équipes de 40 commerciaux, sur la moitié de l'Europe, le Moyen-Orient, l'Afrique, vendant des solutions informatiques d'analyse décisionnelle, permettant aux entreprises de comprendre leurs marchés, de faire de l'analyse prédictive, d'investir.

J'ai travaillé en France, en Allemagne, actuellement en Angleterre.

Je suis Conseiller au Commerce Extérieur, membre du réseau des CCEF qui veulent aider la France à réussir à l'international, sur nomination du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault.

Je veux le remplacement de Manuel Valls.

Le marché du travail à l'anglaise est une catastrophe pour toute entreprise ne vivant pas en situation de monopole. L'absence de représentation des salariés, l'arbitraire patronal à faibles limitations, ont comme principales conséquences de réduire considérablement la productivité, et d'augmenter l'attrition. Des décennies de réformes libérales, notamment du New Labour, ont affaiblies les structures étatiques et les infrastructures tout court, causant des pertes de productivité en cascade.

Le marché du travail à l'allemande s'est flexibilisé avec Schröder. Cela n'a pas aidé les entreprises du Mittelstand. Le marché intérieur s'étant écroulé, elles sont allées chercher leurs marchés à l'international. La productivité élevée d'employés bien formés se paye: les salaires des employés dans les secteurs innovants et exportateurs sont supérieurs à ceux des Français ou des Anglais. Les entreprises allemandes ont l'un des taux de réinvestissement les plus élevés d'Europe, mais les communes et les régions sont asphyxiées, plus de 200 Milliards de retard d'investissement se sont accumulés. Enfin, le taux de pauvreté ne cesse d'augmenter depuis 2002, et le lancement des réformes Schröder.  Je me permets ici de citer le résumé du livre de l'économiste Guillaume Duval sur le modèle allemand:

 "Cette réussite est due surtout aux points forts traditionnels du pays : un système de relations sociales très structuré, un monde du travail où le diplôme ne fait pas tout, un pays où l’entreprise n’appartient pas aux actionnaires, une forte spécialisation dans les biens d’équipement et les technologies vertes, une longue tradition de décentralisation qui permet de disposer partout d’un capital financier, culturel, social, humain suffisant pour innover et entreprendre, etc. Au cours de la dernière décennie, le boom des pays émergents a permis à l’industrie allemande de profiter pleinement de ces atouts. Au contraire, la profonde remise en cause de l’État social, menée au début des années 2000 par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, a probablement fragilisé le modèle allemand : le développement spectaculaire de la pauvreté et des inégalités menace son avenir."

Le marché du travail Français a été saccagé par 12 ans de gouvernement de droite ou pusillanimes, qui ont, par idéologie, refuser de comprendre qu'innovation et investissements, vue la faiblesse des marges des entreprises créatrices et la force de secteurs privés en quasi-monopoles ou en rente de situation étranglant leurs fournisseurs, ne pouvait venir que d'une action volontariste de l'Etat.

Un message récent parle de socialisme-réaliste et en creux d'un socialisme archaique. Je suis dans la Fédération des Français de l’Etranger le mandataire de Maintenant la Gauche, le courant représentant ce socialisme archaique.

Et je dis que l'archaisme, c'est continuer dans une voie qui depuis 40 ans et le premier choc pétrolier a échoué.

Je ne soutiens pas les frondeurs parce que j'aime le drapeau rouge. Ce n'est pas un positionnement pour le plaisir d'être à gauche. Ce n'est d'ailleurs pas non plus la motivation des frondeurs. Je les soutiens parce que la modernité, et le réalisme est de leur côté.

J'aime l'entreprise.  Celle qui innove, qui invente, qui forme, qui inclut, qui rémunère justement et qui partage la richesse produite par l'impôt et les cotisations, par la co-gestion.

Je vois comment le marché Français s'effondre, asphyxié par une combinaison de refus d'innover, de manque d'investissement, et de faiblesse intellectuelle à comprendre les évolutions profondes des marchés mondiaux, de l'économie mondiale.

La politique de Valls est une impasse mortelle.

Le Pacte de Responsabilité est un abus de confiance terrible, un gâchis impardonnable. 40 Milliards de revenus de l'Etat vont être engagés sans contrôle dans une gigantesque subvention sans pilotage.

 Ce ne sont pas les entreprises que j'aime qui en profitent, ce n'est pas la bonne méthode pour obtenir des entreprises qui le devraient d'investir. Ce sont les professions réglementées, les entreprises en position dominantes, les entreprises en quasi monopoles, qui en profitent le plus. Il n'y a pas de pilotage fin de cette subvention pour privilégier les TPME, les PME, les entreprises solidaires, les Joint Venture Public-Privé issus de la recherche fondamentale, les entreprises exposées à la concurrence internationale ou souhaitant acquérir des parts de marché à l'international.

Personne ne conteste que 10 ans de droite, et notamment l'effondrement des investissements privés entre 2003 et 2007, ont durablement plombé les entreprises.

Mais la méthode choisie est la pire.

Que certains décident de recourir à l'argument d'autorité, au rappel au "garde à vous" caporaliste, montre une faiblesse dangereuse de la pensée, et un mépris de la démocratie, qui m'amène à m'interroger.

Est-ce que ceux qui soutiennent ainsi aveuglément, en dépit des arguments, des faits, des leçons de l'histoire, comprennent qu'ils transforment le PS en un gigantesque lac de sel, stérile et sans vie ?

Que le PS ainsi caporalisé n'est qu'une version appauvrie du FN, sans débat interne, sans vote, dans l'obéissance aveugle à un chef?

Je veux le remplacement de Manuel Valls pour mettre en œuvre la politique pour laquelle les socialistes ont été élus.

Il fut déloyal à Jean-Marc Ayrault, sabotant son premier ministre pendant deux ans.

Avec ses amis idéologiques, les Moscovici, Cahuzac, Macron, Le Guen, il a empêché toutes les réformes structurelles: la réforme bancaire, vidée de tout sens par Bercy, la réforme fiscale, où Bercy REFUSA de livrer ses expertises à Matignon, la continuation de la politique sarkoziste absurde vis à vis des Roms, avec l'humiliation qui retomba sur le président.

Manuel Valls divise la gauche. Il divise le parti. Il veut la scission dans le parti. Il veut la chute de Hollande, persuadé de gagner dans un deuxième tour contre Le Pen. Cet homme n'aime pas l'entreprise: il ne la connaît pas.

Ou plutôt, il aime son entreprise privée, d'accession et de conservation du pouvoir.

C'est un illettré économique, aux dents bien longues.

Je veux la réussite de la gauche, et la réélection de Hollande sur la base d'un bilan, et de la réalisation du projet initial.

Cela passe par la chute de Valls, son remplacement, et un changement de politique, pour faire réussir la France.

Sunday, 22 June 2014

Appel pour une autre politique de militants et sympathisants de gauche à l'Ètranger!

Je soutiens cette initiative issue de militants et sympathisants de gauche à l'Ètranger.
Nous devons nous retrouver, dialoguer, construire un nouveau pacte majoritaire, et je salue le courage des parlementaires réunis sour l'appel des 100.

Signez la contribution ici:
http://www.avaaz.org/fr/petition/Militants_et_Sympathisants_de_Gauche_a_lEtranger_Une_autre_politique_est_non_seulement_possible_mais_necessaire/?nmEGJfb

Contribution de membres et sympathisants du Parti Socialiste établis hors de France.

Certains membres de la FFE sont vivement préoccupés par l'évolution de la situation politique et économique de leur pays. Ils s'inquiètent des conséquences sur la vie démocratique et soutiennent les initiatives de parlementaires qui demandent un changement d'orientation politique.
 



Le 25 mai dernier, les électeurs ont adressé un coup de semonce aux décideurs européens, au  gouvernement français et à l'ensemble de la classe politique. Ce vote est une réplique violente du vote des élections municipales. Afin d'éviter une déflagration qui menacerait sérieusement la démocratie, un changement de cap doit être amorcé d'urgence. Les incantations ne sont plus suffisantes pour restaurer la confiance ou apaiser les craintes.  Certains parlementaires ont appelé de leurs vœux ce changement. Une pétition de militants et sympathisants, les Socialistes contre l’Austérité, ayant recueilli plus de 4 500 signatures en quelques jours, s'est fait l'écho de cet appel. Ces voix doivent être entendues. 
 



C'est par un travail collectif, issu de la base, que les socialistes pourront sortir de cette impasse. Pour cela, un sursaut collectif des militants, guidé par une vision, une ambition et des objectifs de solidarité sont nécessaires.
 

Les socialistes sortiront de l’ornière de l’abstention  et de la fuite de ses électeurs vers d'autres partis avec un projet mettant l'emploi au cœur de ses priorités.




Après une longue période d'illisibilité politique, le gouvernement s'est engagé sur une voie sociale-démocrate teintée de libéralisme. Il n'est pas acceptable que le discours du Bourget ait été  piétiné pour être remplacé par des mesures qui ont prouvé leur inefficacité dans les autres pays où elles ont été adoptées.  Les cadeaux aux entreprises devaient créer de l'emploi : le chômage ne cesse d'augmenter. La rigueur budgétaire et l'assainissement des dépenses publiques sont devenus les fils moteurs de la politique actuelle. La maitrise des comptes publics ne peut pas être une fin en soi. L'austérité, ça ne marche pas. Nous le constatons partout où elle a été appliquée en Europe. L'austérité tue l'activité économique et étouffe toute possibilité de croissance durable, porteuse d’un modèle de société plus écologique, plus sociale, plus solidaire, plus démocratique.

Pire, l'austérité aggrave les inégalités et la précarité, et bloque tous les changements indispensables pour fonder une croissance durable. Cette spirale doit être stoppée.
 

Nous nous inquiétons des coupes budgétaires qui vont être imposées aux Français établis hors de France, qui vont rendre leurs démarches toujours plus difficiles, longues et coûteuses, affaiblir notre potentiel économique et nos réseaux d'influence et culturels, aussi créateurs d'opportunités et de richesse.

Une politique de gauche doit avoir une vision et un projet pour l'ensemble de la société et éviter toutes les dérives droitières réactionnaires et conservatrices d’où qu’elles viennent.
 



Les socialistes français vivant à l'étranger qui partagent cette conviction veulent faire entendre leur voix et exigent la refondation du projet socialiste.
 



Parce que les politiques prises aux niveaux national et européen sont plus menaçantes que protectrices, parce qu’elles ne dessinent pas un avenir souhaitable pour ceux qui viendront après nous. Parce que les partis politiques sont décriés, souvent à juste titre. Le Parti socialiste doit écouter les lanceurs d'alerte qu'ils soient en France ou à l'étranger.
 

Une autre politique est non seulement possible mais nécessaire pour ne pas ajouter une troisième funeste date au 21 avril 2002 et au 25 mai 2014.
 

Premiers Signataires :


Youssef Ababou (Section des Isolés)

Valérie Battaglia (Bruxelles),

Jean-Christophe Begue (Bénin)

Arnaud Berthier ( Valence),

Myriam El Bettah (Münich)

Corinne Bolla-Paquet (Québec)

Michel Cullin (Autriche),

Sophie Correze-Essayophie (Casablanca),

Jean-Francois Damoiseau (Andalousie),

Elizabeth Garreault (Israel)

William Gueraiche (Dubai)

Patricia Grillo (Bruxelles)

Jean-Christophe Helary (Japon)

Charline Jan ( Amsterdam)

Stéphane Lesieur (Moscou)

Stéphane Menant (Luxembourg),

Maximilien Melissas (Isolés)

Claude Moreau (Munich),

Marc Naura (Londres),

Anthony Perinucci, (Berlin)

Mathieu Pouydesseau (Berlin),

Mounir Seifeddine (Liban)

Pascale Seux (Pologne),

Nicolas Stallievieri (Hambourg),

Jean-Yves Ragil (Londres),

Martine Vautrin-Djedidi (Tunisie)

Saturday, 3 May 2014

Léon Blum plus moderne que les "modernistes" sociaux-libéraux!

En relecture au café des pages de la biographie de Léon Blum par Lacouture consacrées à la période 1921-1927.
Je cite: "il est vrai que (...) des formes nouvelles du capitalisme sont apparues (...) que la création et le développement, par dessus la concentration industrielle, de ce que vous appelez la superconcentration bancaire, (...) il est vrai que ce capitalisme impose sa dictature même aux États, même aux institutions politiques et que nous le voyons commettre chaque jour de nouvelles usurpations de souveraineté."
Ce sont les mots de Léon Blum en 1927, et non d'un observateur de la crise financière de 2008 qui imposa à tous les États une explosion de la dette publique, des politiques imposées en Europe par la Troïka, alliance des droites politiques et des relais institutionnels des marchés financiers, ni d'un critique du Traité de libre-échange transatlantique qui prévoit un abandon de souveraineté des États au profit de l'arbitrage privé.

Et sommes nous finalement face à une telle "modernité" que la réponse ne puisse être celle d'une philosophie politique d'action et de transformation sociale?

Le combat au sein de la social-démocratie européenne n'est pas entre les anciens et les modernes, mais entre ceux qui veulent transformer encore les rapports sociaux et économiques pour éviter les pires catastrophes, les exploitations les plus viles et extrêmes, et ceux qui ont abandonné tout espoir de changement, qui espèrent, en appliquant les mêmes recettes que nos adversaires, en en réduisant juste l'amertume, qu'une aumône future sera faite, qu'un peu de la prospérité d'en haut redescendra vers le bas.
Il y a des irresponsables au sein du parti. Ce sont ceux qui, capitulant devant les gouvernements de droite, appliquant leurs méthodes de gouvernement, sapent les ferments de la démocratie.
Ce sont ceux qui, sourd à l'inefficacité même de ces potions amères, même sucrées d'une grâce aux petits retraites, choisissent le divorce de la base et de ses représentants, plongeant la gauche dans la torpeur, prêts à laisser le nouveau fascisme séduire les classes populaires et moyennes.
Ce sont ceux qui, esclaves de maîtres financiers, ont abdiqué leurs capacité de combat, dissimulant leur obéissance derrière une façade autoritaire et décidée.

Les irresponsables vont faire de la 5ème puissance économique mondiale une nouvelle Grèce.

Moi je leur dis Non.
On est dans ce combat pour porter le rapport de force, le conflit.
On est dans ce combat pour défendre la démocratie.
On est dans ce combat pour que toute la société prospère dans la paix et le respect, dans un environnement préservé.

On est pas dans ce combat pour éviter des "remontrances" de politiciens de droite, qu'ils s'appellent Barroso, Oliver Rehn, Merkel ou Draghi. Ni pour se courber devant le nouveau mur de l'argent.

Suis-je dangereux gauchiste, utopiste désespéré ?
Je suis cadre dirigeant dans le privé, je n'ai jamais travaillé que dans le privé, à l'international. J'ai été directeur gérant d'une sarl avec 60 salariés, je dirige aujourd'hui une organisation répartie entre Londres, L'Allemagne, la Suisse et L'Autriche.
Je vends des solutions informatiques aux entreprises et gère des organisations commerciales complexes sur plusieurs pays.
Les solutions que je vends sont dans l'informatique décisionnelle. C'est au coeur de la fabrique à décisions des entreprises et des investisseurs.
Les entreprises pour lesquelles j'ai travaillé ont pu être des start-up ou cotées au Nasdaq, au Nikkei.
Parti de pas grand chose, j'ai progressé dans cette classe sociale qui profite de la concentration des richesses vers le haut.
Et j'observe de l'intérieur les processus de décision, les motivations aux investissements ou non, le jeu des acteurs économiques, l'importance sous-estimée par elle-même de la puissance publique comme régulatrice et donneuse d'ordre.
Je vois les habitus sociaux. Je ne les partage pas. Si je me permets 3 vélos, je n'ai pas de permis de conduire ni ne joue au golf (je joue aux échecs, loisir bien plus répandu en clubs dans les classes populaires et modestes que ce que son image véhicule).

C'est de cette position que je parle.

Léon Blum avait raison en 1927 de tirer de son analyse à la fois une volonté d'action politique face à une domination de la Finance qu'il voyait d'abord s'attaquer aux fondements politiques de la société. Il avait aussi raison, face à l'echec d'un cartel des gauches dominés par les radicaux et les républicains, de vouloir construire une unité de la gauche qui sera menée au pouvoir par la SFIO.

Nous avons besoin d'une alliance à gauche, qui sera menée non pas par les sociaux-libéraux qui font en ce moment là démonstration de leur impuissance.
Mais bien par les femmes et hommes socialistes qui croient en l'action, au delà des postures tribunitiennes, mais au coeur des conflits et des combats à mener.
 
 

Sunday, 15 July 2012

Contribution Fédérale pour le congrés du Parti Socialiste, Fédération des Francais à l'Etranger

FRANÇAIS À L’ÉTRANGER : CITOYENS ET MILITANTS DANS LA MONDIALISATION La Fédération des français de l’étranger (FFE), une fédération qui ouvre une nouvelle page de son histoire et qui doit aujourd'hui se renforcer.
Notre fédération a plus de trente ans d'âge; elle a atteint l'âge de raison, grâce à toutes celles et ceux qui ont créé cette histoire collective fédérale et qui doivent être, bien entendu, remerciés et reconnus pour ce qu'ils ont réalisé.
« L'internationale » des Français(es) établi(e)s à l'étranger s'est constituée autour de l'Europe et l'Afrique, qui ont été les principaux lieux de naissance, de mobilité et d'installation des Français(es) à l'étranger.
Aujourd'hui, cette « internationale » des Français(es) établi(e)s à l'étranger a une géographie plus diverse qu'hier, la montée en puissance de l'ancrage de compatriotes en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et du Sud, renforce une présence géographique réellement mondialisée, bénéficiant d'une démographie en augmentation très nette. L’immatriculation consulaire n’étant pas obligatoire, et parfois difficile, une grande enquête devra déterminer cette présence avec plus de précision : elle pourra s’appuyer sur le registre des entreprises françaises inscrites dans les chambres de commerce françaises à l’étranger, sur les statistiques des non inscrits (MAE), sur les statistiques des ministères du travail et de l’intérieur des pays de résidence ou celles de l’Organisation internationales des migrations complétée par les données de l’INSEE.
Entre l’installation temporaire ou définitive à l’étranger ou les mouvements dans le cadre d’une mobilité économique, universitaire ou familiale, la durée et les motifs de la présence de nos compatriotes hors de France sont encore mal connus même si des études, comme celle du comité économique et social, en ont traités.
La qualification de la situation de ces Français installés hors de l’Hexagone est elle-même un sujet de débat puisque tous les termes employés pour décrire notre situation sont souvent très connotés :
Ainsi le terme « d’expatrié », qui dans l’esprit de beaucoup fait référence à un contrat économiquement avantageux, quand juridiquement ce « statut » ne concerne, en réalité, qu’ une minorité d’employés des groupes privés ou des administrations publiques à l’étranger.
L’utilisation du terme d’immigrés ou d’émigrés véhicule également des connotations lourdes de sens, suggérant parfois un motif de mobilité contraint par la nécessité.
Nous devrons donc interroger ces qualificatifs, dénouer les clichés qui, plus que jamais, nous collent encore à la peau, pour approfondir la connaissance de notre « géographie », de notre « histoire » et de notre sociologie.
Les Français de l’Etranger tirent partie de leur situation géographique : les Français établis hors de France ont ainsi un vécu particulier, et sont à même de porter témoignage de sociétés éloignées des stéréotypes, soucieuses de développement. Nos compatriotes installés en Afrique subsaharienne sont aujourd'hui confrontés à des périls qui ont déstabilisé tout un pan de cette zone du monde. Nous pensons à eux particulièrement qui continuent à militer dans des contextes instables. L’aspiration des peuples à l’idéal démocratique, à celui d’une vie digne , à davantage de droits, de justice et d’équité, à l’image du mouvement citoyen au Sénégal, doivent être encouragés par des coopérations créées par les secrétariats à l’international ou aux droits de l’Homme du Parti socialiste sur proposition de la FFE avec les sociétés civiles de ces pays : l’action menée avec les jeunes observateurs tunisiens invités par le Parti en juin 2012 pour les élections législatives peut, à cet égard, servir de référence.
Ces initiatives sont essentielles pour entrer dans l’ère de la diplomatie citoyenne entre les sociétés civiles. La relation avec les partis frères doit être entretenue et développée : le Parti socialiste européen est ainsi devenu ces dernières années un parti tourné vers les militants, et les campagnes législatives en Europe auront permis de s'appuyer sur les bonnes relations entretenues avec les partis frères pour militer de concert et aller à la rencontre des électeurs ensemble. Les sections européennes devront être plus actives encore demain au sein des « city groups » de militants du PSE, afin de fédérer l'action des sections expatriées et du parti frère local. Dans toutes les régions du monde, les rapports avec les partis membres de l'internationale doivent être cultivés quand les mêmes valeurs démocratiques sont partagées.
Si le nombre de sections socialistes à l'étranger a augmenté ces dernières années, les gisements de développement de nos effectifs militants sont importants, et notre univers militant doit favoriser la représentativité de la sociologie réelle des Français(es) établi(e)s à l'étranger d'aujourd'hui. Un conseil fédéral féminisé, faisant entrer des militant(e)s binationaux(ales) plus nombreux, encourageant la diversité de sensibilité politique, serait en ce sens une première étape significative.
C'est aussi le rôle de notre fédération, de nos sections, et des militant(e)s qui doit être renforcé.
LE BILAN DES CAMPAGNES LEGISLATIVES, UNE VICTOIRE HISTORIQUE CONSTRUITE GRACE AUX MILITANT(E)S ET AUX CANDIDAT(E)S
Les campagnes des législatives à l'étranger ont montré la capacité des équipes militantes à s'organiser autour de nos candidat(e)s. La spécificité de ces campagnes a permis l’émergence d' initiatives locales et la fédération a, de fait, adopté un fonctionnement beaucoup plus décentralisé ces derniers mois.
Un besoin de coordination s'est en conséquence largement exprimé : dans la mutualisation des moyens de la campagne, mais aussi, dans la nécessité de plateformes communes de revendications, d'expressions politiques partagées.
La campagne a révélé des frustrations en terme de coordination : alors que nos primaires au niveau fédéral avaient permis aux candidat(e)s à la désignation de débattre, de rencontrer les militants, et donc de lancer, de façon concrète, la première étape des législatives, la direction fédérale sortante a pu cependant donner ensuite le sentiment de manquer de capacité de coordination. La victoire historique remportée le 17 juin a montré qu'il était donc possible de faire gagner la gauche à l'étranger par des organisations de campagne décentralisées mais les prochaines échéances électorales à venir, élections de l'AFE en 2013, européennes et sénatoriales de 2014, législative et présidentielle en 2017 obligent à faire un bilan de la campagne 2012, afin d'en tirer leçons et d'avoir un fonctionnement fédéral adapté à ces échéances ainsi qu'à la nouvelle donne politique née des législatives.
Le soutien des sénateurs aux campagnes des législatives a été précieux et déterminant ; Ils continueront à être des acteurs politiques incontournables pour construire les victoires de demain.
ECRIRE ENSEMBLE UN PROJET DE LEGISLATURE SUR LES BASES DU PROJET FEDERAL :
Si le projet fédéral a permis de donner un cap général aux revendications politiques des candidat(e)s, ceux-ci ont également porté des revendications plus personnelles, s'inscrivant dans les engagements de François Hollande, adaptées au projet collectif du Parti socialiste, mais complétant ce projet, le déclinant, l'adaptant aux circonstances locales.
Ce projet, qui était un projet de conquête législative produit par l’équipe fédérale sortante, doit aujourd’hui se modeler pour devenir un projet de législature que nous devons, à présent, discuter : les militants de la FFE devront donc débattre des modalités de mise en œuvre des engagements de François Hollande, engagements contenus également dans le projet fédéral.
Ils auront ainsi à exercer leur vigilance sur le réseau consulaire, le suivi de l’expérimentation de la réforme du réseau culturel, l’aboutissement d’un projet de réforme pour l’Assemblée des Français de l’étranger, l’action sociale et la réforme de la protection sociale des Français de l’étranger (CFE), la remise à plat de la Prise En Charge (PEC) dans le réseau de l’AEFE et l’amélioration du système des bourses, l'accessibilité à la scolarité en français, et la situation des personnels locaux des réseaux français (réseaux AEFE, culturel et diplomatique), la citoyenneté européenne, autant de points centraux de réformes appelés donc à faire l'objet de toute notre attention :
Nous souhaitons que la prochaine convention fédérale fournisse à cet égard le moment d'un débat politique à mener entre militants pour la mise en oeuvre de nos revendications alors que la remise à plat de la PEC suscite déjà des inquiétudes nombreuses et que le calendrier législatif a imposé dès ce mois de Juillet des débats à l'Assemblée et au Sénat qui sont fondamentaux pour notre avenir. D'ici la fin Août, nos élus et militants auront à mener une action déterminée et concertée pour que l'acte fondateur du quinquennat à l'étranger autour de la question éducative ne soit pas un acte manqué, mais réussi.
Sur la question fiscale, nous devrons prendre garde à décoller l'étiquette "d'exilés fiscaux" qui nous est encore collée par des esprits mal avisés de notre sociologie réelle. Nous participerons activement aux débats autour de cette question, qu'ils soient menés à l'assemblée, au sénat ou dans les rangs du gouvernement.
L’exercice des responsabilités, pour un parti socialiste qui détient de larges pouvoirs en France, ne doit pas nous conduire aux reniements rapides au nom des économies budgétaires, ne doit pas nous amener à renoncer aux engagements de campagne pris devant nos électeurs : il nous appartiendra donc d'agir de manière déterminée au dedans et au-dehors du parti, pour faire entendre notre voix et notre influence, afin d’aboutir à la mise en œuvre de ces engagements. Le nécessaire réalisme budgétaire devra nous conduire à discuter pied à pied du calendrier, des moyens et des contours des réformes sur lesquels les électeurs se sont prononcés.
Les militants devront par ailleurs décider d’explorer de nouvelles directions politiques : de nombreux thèmes peuvent aujourd'hui être développés, approfondis, débattus : La citoyenneté européenne, la binationalité, la mobilité internationale, pour ne prendre que ces seuls exemples.
UNE FEDERATION COORDONNEE PAR LES MILITANTS POUR UN PARTI AYANT UN ROLE MOTEUR
Des sympathisants sont devenus militants et nous ont rejoints pendant cette campagne, au moment des Primaires, mais aussi pour participer concrètement à la victoire de François Hollande et des socialistes à l'étranger. Pour nous, les militants ne se réduisent pas à de simples forces auxiliaires en période de campagne. Ils ont vocation à occuper un rôle central dans la conduite du parti et de la fédération et doivent donc, au-delà du temps fort politique et électoral qu’est une campagne, pouvoir être associés pleinement aux décisions et à l'animation de la vie fédérale et nationale du Parti, ils doivent débattre et prendre des positions politiques. Désormais, la FFE doit pleinement participer à l´animation du débat démocratique au sein du PS de manière que nous soyons toujours en phase avec les évolutions de la société française.
Tout le travail accompli depuis le congrès de Reims par l'équipe réunie autour de Martine Aubry a réellement pu porter ses fruits : nous avons débattu lors des conventions nationales, produit des idées, un projet, qui a nourri le projet présidentiel de François Hollande. Après une série de victoires historiques, celle de la Présidentielle et des législatives, après avoir obtenu la majorité absolue à l'Assemblée nationale, après avoir conquis le Sénat et alors que nous détenons aussi la responsabilité de la conduite d'une majorité de villes, départements et régions, nous devons prendre garde que le parti ne devienne pas un simple auxiliaire du pouvoir en place. Nous devons intensifier son rôle moteur, central en termes de production d'idées, de capacité à débattre des choix de politique gouvernementale, à stimuler des réorientations, si nécessaire.
À notre échelle, c'est donc à la fois une fédération plus coordonnée, mais s'appuyant aussi sur des initiatives plus déconcentrées, qu'il nous revient de mettre en place demain. Une fédération qui débattra de ses orientations politiques collectives, qui recherchera le consensus et respectera les choix majoritaires exprimés quand le consensus ne sera pas possible. Nous devons donc accepter de faire de la politique pleinement.
Le rôle des sections à l’étranger devra être clarifié : en effet, les statuts fédéraux indiquent que les sections PS à l'étranger ne peuvent prétendre exprimer le point de vue du Parti socialiste à l'étranger. Les sections PS FFE n'ont donc pas le rôle d'ambassadeurs du PS à l'étranger, ce qui signifie que, aux yeux des autorités locales, elles n'ont pas d'existence légale.
Or, les campagnes législatives à l'étranger amènent à changer, de fait, cette donne initiale : les sections ont eu un rôle significatif dans les campagnes législatives en termes d'animation des campagnes ; dès lors que la loi française reconnaît l'existence des députés français à l'étranger, le rôle des sections, comme relais ou support de l'action des députés, doit être mieux identifié notamment par les autorités locales. Dans le cadre du débat statutaire qui sera lancé, cette question du rôle des sections et de leur reconnaissance légale devra être clairement posée. La victoire d'une majorité de députés socialistes à l'étranger le 17 juin 2012 a été l'acte fondateur d'une nouvelle page de l'histoire de notre fédération. Il y aura un avant et un après 17 juin.
Et, c'est parce que cette victoire historique appartient aux militants, qui ont entouré les candidat(e)s en campagne, que nous devons, pour demain, construire une fédération davantage tournée vers les militants et leurs représentants à l'Assemblée nationale et au Sénat, et aussi une fédération qui associera plus étroitement les conseillers PS de l'Assemblée des Français de l'étranger.
L'AFE est une assemblée qui travaille, qui débat, qui produit des avis, et qui est donc une réserve importante d'expérience et d'expertise politique. Au vu des avancées en termes de représentation démocratique des français de l’étranger au parlement, le rôle de l’AFE doit être aujourd’hui réformé, pour en faire une authentique assemblée décisionnelle, et le rôle des conseillers dans notre fédération doit être davantage valorisé et reconnu. Le statut des conseillers doit être conforté, et l’administration des Affaires étrangères doit faire respecter le rôle et les moyens des conseillers inscrits dans les textes.
DES ENGAGEMENTS CONCRETS POUR RENFORCER NOTRE FEDERATION :
Nous tenons à nous engager sur des propositions concrètes pour renforcer notre fédération, pour lui donner un rôle plus important au sein du Parti socialiste, pour étendre notre influence en termes d'idées.
Une fédération qui décide plus collectivement de ses orientations, qui mise sur la formation, qui renforce son influence et son rôle dans le parti : des propositions concrètes.
· Renforcement du rôle du conseil fédéral, lieu de débat et de décision politique. Concrètement, nous faciliterons la tenue d'un conseil fédéral, hors du moment de la convention.
· Mise en place d’une politique de formation ambitieuse qui constituera une priorité, avec des solutions humaines, techniques, et logistiques pour faire face à notre éparpillement géographique (formation de formateurs, plateforme de vidéoconférence, DVD, identification et organisation d’ambassadeurs internes – militants qui ont la possibilité de visiter d’autres sections que les leurs pour y dispenser une formation, y donner une conférence). Les actions de formation seront davantage décentralisées et nous utiliserons les ressources de formation du Parti avec efficacité.
· Facilitation de la communication grâce à l’aide des technologies actuelles et financièrement accessibles, effort qui pourra être renforcé par l’augmentation du Budget de la FFE : un échange semestriel / ou annuel entre le conseil fédéral et les militants sera organisé à travers la tenue d’une visioconférence ; des visioconférences entre les membres du conseil fédéral et les secrétaires de section auront lieu ; un outil de partage de fichier sera mis en place au service des secrétaires de section pour favoriser les échanges d’idées, de propositions ayant pour but d’enrichir à terme le projet fédéral et simplifier son utilisation grâce à des fiches thématiques.
· Clarification du rôle du bureau fédéral : son fonctionnement ira vers davantage de transparence, avec une publication plus systématique des décisions, des états financiers, et une redéfinition des thématiques portées par ses membres. Des réunions en visioconférence régulières permettront un retour plus important vers les sections. Les membres du bureau devront animer des groupes de travail thématiques pour rendre le fonctionnement du BF plus ouvert et collaboratif.
· Lancement d’une réforme statutaire pour rapprocher les statuts fédéraux des statuts nationaux.
· Création d’ un observatoire des politiques nationales et internationales afin de mutualiser l'expertise des militants désireux de s'investir plus spécifiquement sur la production d'idées, en liaison avec la Fondation Jean Jaurès ou les think-tanks comme Terra Nova. Le lien de travail avec le secrétariat international du PS sera étoffé.
· Dynamisation du développement de la FFE dans la foulée des législatives : la reconnaissance des instances nationales passe par une présence plus systématique des leaders socialistes en section quand ils se déplacent à l'étranger, et par la progression du nombre de militants inscrits. Si notre fédération est dans les 10 premières de France en nombre de députés élus le 17 Juin dernier, nous devons aussi, en terme militants, progresser pour être davantage qu'une fédération de taille moyenne en effectifs.
· Consolidation des effectifs de permanents de la FFE, définition collective du rôle des permanents et assurance de leur financement dans la transparence.
· Avec l'association Français du Monde, recherche des complémentarités d'actions entre FDM et FFE et ouverture d'un débat pour l'articulation la plus efficiente des rôles de ces deux structures.
· Travail plus étroit avec les syndicats grâce à un conseiller fédéral délégué à la coordination avec les syndicats.
· Poursuite permanente du travail sur les thématiques propres aux Français établis à l’étranger : nous serons vigilants sur la mise en place des réformes que nous appelions de nos vœux dans le projet fédéral 2012 (mise à plat de la PEC, réforme de l'institut français, réforme de la CFE, renforcement des moyens et de l'action consulaire), mais nous travaillerons sur des thèmes aujourd'hui moins exploités ou développés, comme la politique de mobilité, la bi-nationalité, l'écologique politique, la politique des visas...
Ainsi, nous renforcerons notre fédération, en nous appuyant sur la richesse militante, en travaillant étroitement avec notre réseau d'élus, avec, notamment, le ministre des affaires étrangères, la ministre des Français de l'étranger et l'administration du MAE, le ministre de l’Éducation nationale, le ministre de l’économie et des finances, la ministre du Commerce extérieur, le ministre de redressement productif, le ministre délégué aux affaires européennes, le ministre délégué au développement, la ministre déléguée à la Francophonie, la ministre des Droits des femmes. [/]
Nous aurons donc un rôle collectif majeur à jouer dans les années qui viennent et nous entendons politiquement y prendre toute notre part.

Sunday, 5 February 2012

Ein Gefahr in Europa: Merkozy, verbundete gegen Hollande

Die Konservativen in Europa haben Angst: dass die Europäer plötzlich entdecken, dass es Alternative gibt, dass Europa nicht durch selbstmörderische Sparsamkeit sondern durch Investition und Umverteilung sein Problem lösen kann.
Also gibt es eine neue Allianz. Es geht um das heilige Doxa der europäische Liberal -konservatismus. Da wird Orban gegen alle verteidigt, als Demokratiekämpfer umgeschrieben. Da werden alle noch schwache funkelnden Lichtern einer sozial-demokratische Denkens erstickt, Zapatero und Papandreou aussortiert.
Und da gibt es plötzlich einen große Gefahr.
Sehr großen Gefahr.
Womöglich könnte einer der wichtigsten Volkswirtschaft demokratische eine neue Orientierung einschlagen wollen.
Vielleicht wird doch etwas anderes in Europarat ankommen.
Vielleicht wird Francois Hollande doch Präsident, und die routinierte Ausbeutung um die Bankstern zu retten anhalten.
Schrecken und Verzweiflung, Angst und Panik, Tränen und Schreien!
Aber es gibt noch eine Chance für diesen Pack. Ja, Genau! Angela wird das einrichten wissen! Also wird Angela statt Nicolas in Frankreich antreten!
Und sieh da! Die konservative Presse mache mit!
Seit 3 Tagen ein Flut an "Meinungen" "Analysen" in der deutsche Presse unzw... die Hollande als Gefahr, als Antichrist, als neuen Bolschewisten beschreiben! Mit einem Gero von Radow der sich sogar zwischen die Zeit und Handelsblatt selbst plagiert! Merkel und Sarkozy werden sogar einen gemeinsam Wahlkampfauftritt morgen in ZDF und France2 haben, so ernst ist die Lage!
Was für eine beschämende Allianz, armselige Koalition der Heuchlern, Inkompetenten und selbst ernannte "Konsolidatoren". Die sind diejenige die Europa hierher geführt haben, die die letzten 2 Jahren massiv an eine Verschlechterung der Situation hingearbeitet haben, die immer noch nicht verstanden haben, dass Blut-saugen ins Kino gehört, und nicht in volkswirtschaftliche Handeln.
Liebe deutsche Freunden, um eurer Interesse Willens, Unterstützt Francois Hollande, bitte hier "Like" machen:
https://www.facebook.com/#!/francoishollande.fr
2 Papier zum AQLternative hier:
the-costs-of-waving-goodbye-to-greece-make-it-unlikely-to-happen/
europes-deepening-labour-market-crisis-an-indictment-of-mistaken-policy/

Thursday, 24 November 2011

Primaire Citoyenne - Vorwahl der PS in Frankreich

Offene Vorwahl in Frankreich : und der Sieger ist....

(Dieser Artikel ist ursprunglich auf den Forum der DL 21 in eine etwa rohe Fassung publiziert worden. Der auf den rechten Seite befindend Slideshow ist ein klein Bestof meiner Fotos, aufgenommen während die Primaires, 7 Mai-16 Oktober 2011.)

Am 09 und 16 Oktober 2011 hat die französische Parti Socialiste (PS) ein neues Territorium betreten.

Nach amerikanischem Vorbild hat die PS die Entscheidung um den Spitzenkandidaten der Präsidenschaftswahlen allen Bürgern Frankreichs überlassen. Die Wähler mussten sich vorerst per Unterschrift dazu bereit erklären den Grundgedanken der Sozialdemokratie zuzustimmen, ausserdem wurde 1,00€ als Kostenbeteiligung abkassiert.

Und der Sieger ist :

Überraschend und in erster Linie die Parti Socialiste ! Als Kandidat wurde Francois Hollande klar vor Martine Aubry nominiert. Die Parti Socialiste konnte 2 Monate lang die gesamte Öffentlichkeit und die Medien in Atem zu halten. Dazu wurden die üblichen blamierenden internen Kämpfe und persönlichen Attacken vermieden. Im Gegenteil haben die 4 in Fernsehen ausgetragenen Debatten große Interessen hervorgerufen und positive Kommentare inspiriert. Gewürdigt wurden ebenfalls die knapp 180 000 Mitglieder, die durch eine einwinwandfreie Organisation, dieses Votum ermöglichten.

Insgesamt haben sich an den beiden 2 Wahlgängen (9. und 16. Oktober) mehr als 3,5 Millionen Franzosen beteiligt. 800 000 von ihnen haben ihre Kontaktdaten hinterlassen, um an künftigen Wahlkampfaktionen teilzunehmen. Die Kosten sind durch die Spenden mehr als abgedeckt worden. Der Sieger ist so klar nominiert worden, dass er entspannt alle Kandidaten, alle Parteiflügel, die Anhänger von Martine Aubry eingeschlossen, wieder um sich vereinen kann. Die UMP – die Partei von Sarkozy - ist so von dem Erfolg überrascht worden, dass seit 2 Monaten die "PS" und die "Primaire" das Hauptthema der internen Gespräche war. 2012 wird Sarkozy höchstwahrscheinlich nochmals kandidieren, aber die UMP denkt schon sehr ernst darüber nach, 2017 auch eine offene Vorwahl einzuführen. Kurz nach der "Primaire", den ersten Umfragen mehrerer Umfrageinstituten zufolge, haben sich mehr als 60% der befragten Franzosen, 2012 François Hollande, im zweiten Wahlgang gegen Nicolas Sarkozy abzustimmen.

Ursprünglich sollte diese offene Vorwahl das gesamte linke Lager vereinen. Die Grünen (Europe-Ecologie-les-Verts, EELV) und die Linke (Front de Gauche) hatten aber ihre Teilnahme abgelehnt und im Rahmen interner Vorwahlen ihre Kandidaten schon auserkoren (Eva Joly und Jean-Luc Mélenchon). Die PS hatte in einer internen Abstimmung ihr Programm schon Ende 2010 verabschiedet, alle 5 Kandidaten aus der PS haben diesem Parteiprogramm zugestimmt und akzeptiert. Die inhaltlichen Unterschiede waren daher eher minimal, es ging mehr um Priorisierung innerhalb des Programms, persönliche Durchschlagskraft und Umfragewerte in Vergleich mit Nicolas Sarkozy und Marine Le Pen.

6 Kandidaten hatten sich gemeldet :

Als erster, Manuel Valls, Abgeordneter und Bürgermeister einer Stadt in einem Arbeitervorort von Paris, er gilt als der rechte Flügel der Partei. Francois Hollande, Abgeordneter und Vorsitzender des Generalsrates des Departements "Correze", 11 Jahre lang Vorsitzender der PS (1997-2008), er gilt als der geistliche Erbe von Jacques Delors und Lionel Jospin.

Segolène Royal, Vorsitzende der Region Poitou-Charentes und ex-Präsidentschaftskandidatin in 2007, sie verfügt über ihren eigenen Kreis von Unterstützern. Sie hat sich jenseits der traditionellen linken und rechten Flügel der PS positionniert.

Martine Aubry, die Vorsitzende und Bürgermeisterin von Lille, Tochter von Jacques Delors, war von einer bunten Koalition innerhalb der PS unterstützt. Dazu gehört der linke Flügel « Un Monde d'Avance » um Benoît Hamon, und viele ehemalige Befürworter von Dominique Strauss-Kahn hatten sich Überraschenderweise dazu zusammengetan.

Arnaud Montebourg, Abgeordneter und "Departementsfürst" des burgundischen Departements Saône-et-Loire, war lange Mitglied des linken Flügels, dann wurde er 2006-2008 Pressesprecher von Segolène Royal. Sein Beitritt dem Kreis der Royal-Anhänger machte ihn für den linken Flügel nicht tragbar, dessen Anhänger sich für Martine Aubry erklärten. Montebourg hat ein Buch zum Thema « Entglobalisierung » kurz vor der Primaire herausgegeben, in dem er sich klar für eine Verfassungsreform im Sinne mehr Parlamentarismus stark gemacht.

Zuletzt, Jean-Michel Baylet war der einzige Kandidat, der nicht der Parti Socialiste, sondern der Zentrumlinken "Parti Radical" gehört.

Der große Favorit, der aber auch grundsätzlich von dem linken Flügel abgelehnt war, Dominique Strauss-Kahn, war wegen seiner Affären in New-York und Paris ausgeschieden.

Im ersten Wahlgang sind die 2 Favoriten eindeutig nach vorn gelandet : Francois Hollande mit 38%, Martine Aubry mit 31%. Überraschenderweise, als dritter mit 17%, kam Arnaud Montebourg mit seiner sehr kritischen Haltung zur Globalisierung, zu den Banken und zur Finanzkrise, klar vor Segolène Royal und Manuel Valls (jeweils um 6%) und Jean-Michel Baylet (knapp 1%). Alle ausgeschiedenen Kandidaten haben sich hinter Francois Hollande gestellt, Arnaud Montebourg erst am Donnerstag vor der Wahl, und ohne seinen Anhängern eine Wahlempfehlung zu geben.

Dieses Verfahren sieht dementsprechend eine Verlagerung der Entschlussmacht von der Parteimitgliedern zu einen erstmals nicht genauere definierte erweiterte Kreise, die auch die Stammwählern miteinbeziehen sollte. La Primaire Citoyenne erwies sich als der beste Mittel, eine Krisengeplagte zerstrittene Partei, die unfähig war ihre Führungsentscheidung zu treffen, davon zu erlösen und durch eine offene Vorwahl sowohl die Legitimität des Siegers als auch die Unbestreitbarkeit des gesamten Verfahren zu gewährleisten. Dieser Entmachtung ist von der Mitgliedern selbst mit knapp 70% der Stimmen in Oktober 2009 bei einen interne Parteiabstimmung entschieden worden.

Hintergrund sind die 2 bitteren Niederlagen in 2002 (Lionel Jospin bekam im ersten Wahlgang nur knapp 17% der Stimme, und kam als dritter hinter dem Rechtsextremisten Le Pen. Jospin war beim 2. Wahlgang nicht mehr im Rennen. 2007 nach dem überraschenden Sieg von Segolène Royal in einer internen Vorwahl gelang es der Partei nicht, sich wieder zu vereinen, was zu einer Niederlage im 2. Wahlgang gegen Nicolas Sarkozy führte. Dieser, zynischerweise, lockte mehrere ehemalige Minister und Staatssekretären aus der Parti Socialiste und dem linken Lager in seine Regierung

Der traditionelle Instrument der Beschluss und der Feststellung der Machtverhältnis hat auch sowohl in 2003 als auch in 2008 versagt. In 2003 hatte sich eine Mehrheit mit Francois Hollande, Segolène Royal, Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius gebildet, die sich schon in 2004 über Europa zerstritt. Die Partei hat der VVE unterstützt, während Laurent Fabius beim ratifizierenden Referendum gegen den VVE Wahlkampf mit Erflog gemacht. Mit einer « Alles außer Royal » Front hinter Aubry fiel 2008 das Endergebnis um den Vorsitz zwischen Martine Aubry und Segolene Royal denkbar knapp. Dazu verpesteten Gerüchte um Manipulation bzw. Betrüge wegen der nur 102 Stimmen Vorsprung aus circa 130 000 abgegebenen Stimmen lange das Klima innerhalb der Partei.

Die Krise verschärfte sich nach dem Parteitag in Reims in November 2008 : ein Teil des linken Flügels entschied sich dazu, die PS zu verlassen, und dem deutschen Vorbild nach, die « Parti de Gauche » (Partei der Linke) um Jean-Luc Mélenchon zu gründen. Dieser neuen Partei gelang es bei der Europawahl in einem Wahlbündnis mit der Parti Communiste 6,5% und 4 Abgeordneten zu bekommen. Jean-Luc Mélenchon ist inzwischen der offizielle Kandidat zur Präsidentschaft von der Parti de Gauche, der Parti Communiste und ein paar Splitterparteien aus dem trotzkistischen Lager, das in Frankreich immer noch 3 bis 5% der Wähler für sich gewinnen kann.

Wie man sieht : die Parti Socialiste, die mit zwischen 80 000 und 180 000 Mitgliedern nie eine Volkspartei war, musste was tun. Weil die Institutionen in Frankreich stark personalisiert sind konnte sich die Partei nicht auf eine inhaltliche Erneuerung begrenzen. Die Partei hat sich selbst entmachtet, weil sie es nicht mehr alleine geschafft hat. Die Personalisierung hat sich durch die Primaires zwar noch verstärkt, die inhaltliche Debatte hat aber vorher innerhalb der Partei stattgefunden. Dazu gibt es einen starken Willen, diesmal alles zu tun um den Wahlkampf zu gewinnen, was in 2002 und 2008 nicht der Fall war.

Ob die Primaire der erste Schritt zum Sieg in 2012 ist, wird sich im Nachhinein feststellen lassen, auf jeden Fall ist dieser Weg sehr an den Institutionen Frankreichs angelehnt, an der Geschichte der Parti Socialiste, und daher nicht so einfach für die andere sozial-demokratische Parteien in Europa zu übernehmen.

Referenz: Artikel auf DL 21 Forum
Der Slideshow ist ein Bestof meiner Fotos während die Primaires, von der 7 Mai 2011 bis zum 16 Oktober 2011.