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Friday, 3 March 2017

Deuxième partie de l'entretien sur l'Allemagne avec Coralie Delaume
http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/02/souverainiste-lallemagne-ne-changera.html


« Souverainiste, l'Allemagne ne changera pas sa politique européenne », entretien avec Mathieu Pouydesseau






Mathieu Pouydesseau vit et travaille en Allemagne depuis 15 ans et espère obtenir prochainement la nationalité de ce pays. Il est diplômé de l'IEP de Bordeaux et en Histoire, et travaille dans l'informatique. Longtemps fédéraliste européen, il fut un temps au Conseil national du Parti socialiste français, et est actuellement engagé auSPD allemand. Il s'exprime donc ici en tant qu'observateur de l'Allemagne connaissant à la fois le tissu économique et les structures politiques du pays.

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Long et fouillé, le présent entretien est publié en deux volets. Ci-dessous, le second volet traite essentiellement de l'Allemagne dans les relations internationales et de la manière dont elle conçoit l'Europe. La première partie, qui faisait le point sur l'état du paysage politique allemand avant les élections législatives de 2017, est disponible ici


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On voit bien le long processus de morcellement du paysage politique et son résultat paradoxal, qui risque d'être, en somme, le maintien du statu quo. Mais au bout du compte quelles en sont les causes ? Faut-il y voir un effet de la montée des inégalités avec un modèle économique qui fait clairement des gagnants et des perdants ? De la politique migratoire d'Angela Merkel ? De l'apparition dans le pays d'un terrorisme auquel il ne semblait pas s'attendre ?
Il y a des explications conjoncturelles, d'autres structurelles. Et il faut sans doute relativiser un peu le conjoncturel (les attaques terroristes), même s'il s'agit d’événement traumatisants par leur violence. Il faut savoir que l’Allemagne a un passé terroriste. C’est le pays où est née la Fraction Armée Rouge, inspiratrice d’Action directe en France. Et la partie Est a abrité de nombreuses figures des mouvements terroristes palestiniens ou des mouvements de libération divers. L’Allemagne est aussi un pays frappé par un phénomène heureusement peu développé en France : les massacres aveugles de jeunes gens, dans leurs lycées ou dans des écoles. Enfin, il existe un fond d’activisme violent de l’extrême droite dont la face cachée a émergé à la stupéfaction générale en novembre 2011. On a alors découvert qu’un groupe néonazi avait pu mener pendant dix ans une « chasse aux métèques » dans l’impunité totale, tuant 9 immigrés et une policière, et commettant une attaque à la bombe avec 180 blessés. La violence terroriste récente, dramatique, n’est donc pas aussi déterminante que certains l'ont dit. 
Les explications structurelles, davantage économiques, expliquent sans doute mieux un effritement politique visible dès 2005, et qui s’accélère. Là, il faut rappeler l’existence d’une société à trois vitesses en Allemagne. 
Une étude récente publiée par le quotidien économique libéral Handelsblatt soulignait les ressorts du plein emploi allemand, ainsi que les contrastes des évolutions de revenu. Entre 2002 et 2017, en sens inverse d'une démographie déclinante, le nombre d’actifs, a augmenté de 5%. C’était l’objectif des reformes Schröder : pousser à la reprise d’activité de toutes les classes populaires. Mais dans le même temps, le volume d’heures travaillées - et donc rémunérées - a diminué de 5% ! La durée moyenne réelle de la semaine de travail rémunérée est passée de 40 heures en 2002 à … 35 heures en 2016 ! 
L'explication est simple : l’Allemagne a réglé son chômage de masse en procédant à une série de réformes ayant abouti à une gigantesque réduction d’un temps de travail et des salaires imposée aux salariés. Et le nombre de travailleurs pauvres a sur la même période explosé : 10% des salariés gagnent moins que le minimum social et ont recours aux distributions alimentaires. Le taux de pauvreté a progressé entre 2002 et 2016 et reste, avec plus de 16% de la population, 20% plus haut que le taux – pourtant lui-même record – de pauvreté français. 
Dans le même temps, le tiers de salariés travaillant dans les secteurs exportateurs a vu sa durée moyenne de travail hebdomadaire rester stable à 41heures. Ces salariés, les mieux rémunérés, n’ont pas subi ce que les employés de service, agricoles, les intermittents du bâtiment de l’industrie, ont eu à supporter. 
La troisième catégorie enfin, est constituée des 10% les plus riches dont la part dans la richesse nationale allemande a explosé, à rebours d'une tradition allemande d’un certain égalitarisme. 
On se retrouve donc avec une situation explosive au sein de l’économie la plus prospère de l’Union Européenne, car elle maintient 50% de sa population depuis presque 15 ans à l’écart de la prospérité saluée partout. Un vote « antisystème » comme celui qui a permis le succès des Pirates en 2011 était un avertissement sans frais. Aujourd'hui c'est différent. Le vote antisystème se cristallise sur l’AfD, les autres partis essayant de siphonner son électorat en se montrant eux aussi subversifs – jusque dans les rangs de l’Union où le parti régional bavarois CSU est plus critique encore vis à vis de Merkel que le SPD ! 
La chancelière est donc dans une impasse. Son parti la soutient comme la corde le pendu, et se résigne a une nouvelle Grande coalition en 2017. Il est possible toutefois qu’un score médiocre entraînerait le départ de Merkel, peut-être en cours de mandat. L’enjeu pour elle et pour conserver la chancellerie, c’est donc d’assurer à la CDU-CSU de finir devant le SPD aux législatives de septembre.
Pour autant, aucun des deux partis de gouvernement n’a de réponse à la violence et la durée de la crise sociale allemande. L’AfD va donc continuer à progresser. 

Dans les tous premiers entretiens qu'il a accordés à la presse britannique et allemande, DonaldTrump a explicitement visé Berlin (dont les excédents commerciaux excessifs sont toutefois sous surveillance du Trésor américain depuis plusieurs années). Comment les Allemands prennent-ils l'inflexion manifeste de la politique européenne des États-Unis, et la récurrence des critiques américaines contre leur pays ?
Dès 1949 et plus encore après le traité de Paris de 1954, l’Allemagne a misé sur l’OTAN et le partenariat avec les États-Unis. Contrairement à la France, pour laquelle l’OTAN enserre une nation qui se rêve toujours en grande puissance, l’Allemagne a longtemps vu l'Alliance atlantique à la fois comme un bouclier (avoir été zone frontière entre les deux blocs, cela marque) et comme la condition pour redevenir souveraine. 
L’alliance américaine est donc essentielle dans la construction de l’identité même de l’Allemagne d'aujourd'hui, démocratique et pacifique, non interventionniste et en paix avec ses voisins. Cela relève bien sûr pour partie du mythe. Il n’en reste pas moins que l’OTAN et le parapluie militaire ont permis à l’Allemagne de développer une conception mercantile du rapport au reste du monde, sans volonté de puissance et de domination militaire, avec une part du PIB consacre aux dépenses de Défense en baisse constante depuis la chute du mur. L'aspect « sécurité et défense » de la souveraineté nationale allemande a été très efficacement longtemps sous-traité à Washington. 
Cela avaient commencé à changer sous Schröder. La première fois que des militaires ouest-Allemands ont été envoyés en opération hors d’Allemagne, c’est au Kosovo en 1999. Depuis, les Allemands ont été engagés en Afrique, en Afghanistan – avec le terrible bombardement de Kunduz qui fit cent morts civils et coûta sa place à un ministre de la Défense – en Syrie. Pourtant, la République fédérale n’y voit pas du tout l’accomplissement d’un destin de grande puissance. Il ne s’agit que de travailler dans le cadre de l’OTAN. 

C'est donc la mise en cause du parapluie américain, qui inquiète les Allemands, plus que la critique des excédents commerciaux qu'ils se taillent sur les autres pays européens et sur les États-Unis ?
Oui car le changement de braquet qu'esquisse Trump touche là à une impensé radical des élites allemandes, lesquelles n’ont jamais développé de doctrine militaire alternative. 
Par exemple, l’Allemagne n’a jamais envisagé l'Europe de la défense comme un but important. De plus, face à deux pays, France et Grande-Bretagne, bénéficiant de dispositifs complets de défense et de sièges permanents au Conseil de sécurité de l'ONU, il n’était pas dans l’intérêt national de se retrouver dominé sur le sol européen. Au moins, la domination de l’OTAN par les USA est-elle conçue comme légitime, alors que reconnaître à la France ou la Grande-Bretagne une position dominante n’est rien moins qu'évidente. C’est pour cela que l'idée française de mutualiser la défense de l’Union émise après les attentats a été ignorée par Berlin, ou que l’Allemagne a toujours refusé que les dépenses militaires et de sécurité soient exclus du calcul des déficits publics. 
Au final, les réactions allemandes ayant suivi l'évocation d'un possible abandon de l’OTAN par les États-Unis sont allés de l'incrédulité à la panique pure, en passant par la tentative de définition dans l'urgence d’un chemin propre à l’Allemagne... sans que soit envisagé à aucun moment de se tourner vers l'Europe. Certaines voix s'élèvent par exemple pour réclamer la création d’une force de dissuasion nucléaire allemande. D’autres affirment que la priorité est à la reconstitution d’un appareil de défense conventionnel puissant et autonome, pour ne pas être dépendant, justement, de la France ou de l’UE. 
Quant à la question des excédents commerciaux excessifs.... l’Allemagne mercantiliste merkelienne ne comprend pas le problème. Pour autant, je ne serais pas surpris de voir l’Allemagne augmenter ses commandes de matériel militaire américain pour compenser en partie cet excèdent, et pour apaiser Washington. 

Aucune chance donc que la politique européenne de l'Allemagne change dans un sens plus redistributif et plus « solidaire », la République fédérale souhaitant préserver ses amitiés européennes à l'heure du désamour américain ?
Ma réponse sera simple : non. La RFA ne souhaite pas préserver ses amitiés. Elle n’a pas le sentiment d’en avoir besoin, ni d’être mise sous pression par quiconque. 
De plus, le principe même qui régit le fonctionnement de l’État fédéral allemand, c'est à dire la solidarité financière entre régions riches et régions pauvres (principe très largement mis en œuvre lors de la réunification) est absolument impensable, pour les Allemands, à l'échelle européenne. Le blocage idéologique sur ce sujet est total. Car la perception de l’Allemagne de son propre rôle dans la crise européenne est très différente de la notre. Le pays se voit comme celui qui aurait paie déjà pour les déficits des autres. C'est évidemment totalement faux. Mais cette propagande sert aux élites actuelles à justifier que les 50% les plus modestes ne voient pas leur situation matérielle s’améliorer depuis 15 ans, mais au contraire se dégrader. 

Après tout ce que vous venez de dire, ne peut-on par affirmer que l'Allemagne est le pays le plus « souverainiste » d'Europe ?
N'oublions jamais l'histoire récente du pays. Pendant les dix années qui suivent la Seconde guerre mondiale, l'Allemagne n'est pas souveraine. Les quatre puissances occupantes exercent le pouvoir exécutif, nomment dans les administrations, directement ou par délégation, et suivant des modalités assez différentes suivant les zones. Ce sont les trois occupants de l'Ouest qui mènent une unification de leurs zones par une réforme monétaire et la création du Deutsche Mark. Des 1949, l'Allemagne est donc coupée en deux par la différence de monnaie. Ce n'est qu'en 1955 que la partie Ouest retrouve une souveraineté et forme la République Fédérale d'Allemagne, membre de l'OTAN. A l'Est se mets en place un régime communiste dominé par la relation à l'URSS. Ce n'est qu'en 1990 que cette partie de l'Allemagne connaîtra ses premières - et dernières - élections libres, avant d'être réunifiée à l'Ouest en octobre 1990. 
L'histoire de l'après-guerre allemand est donc totalement différent de celle de la France. Pendant que la France combat des peuples colonisés aspirant à leur leur propre souveraineté, l'Allemagne parcourt un long chemin pour recouvrir patiemment la sienne. 
La conception même de la démocratie en Allemagne est donc fondamentalement attachée au principe de souveraineté. La loi constitutionnelle allemande, la Grundgesetz, est protégée par un service de police propre - l'équivalent de ce que furent les Renseignements Généraux en France, mais concentrés sur la subversion politique d'extrême-droite comme d'extrême-gauche – et le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe veille jalousement sur la souveraineté du peuple allemand. Cela passe par des dispositions, intégrées par dérogation aux traités, qui accordent au Parlement allemand un droit de regard sur les questions européennes bien plus important que celuidont dispose l'Assemblée Nationale en France ! Notons d'ailleurs que c'est bien le peuple souverain, via ses représentants élus qui est ici au cœur de tout, et non l'exécutif, qui procède du Bundestag. Il n'y a pas en Allemagne de « Président » puissant (même s'il y en a un) et Angela Merkel, toute chancelière qu'elle soit, doit régulièrement négocier avec les différentes ailes de son parti et avec les autres formations au Bundestag. 
Il y a deux principales différences, cependant, entre la vision allemande de l'intégration européenne telle qu'elle existait dans les années 1955-2000, et celle qui prévaut depuis 2000. Tout d'abord, l'Allemagne du XXI° siècle estime avoir suffisamment expiée les crimes de celle du XXème. Fait notable, la Coupe du monde de football de 2006 a permis de recommencer à afficher sans mauvaise conscience un patriotisme du drapeau, une fierté nationale positive. Depuis lors se succèdent les émissions et films retraçant la part allemande de souffrance pendant la seconde guerre : bombardements de Dresde, expulsions des populations germanophones de Prusse orientale, de Bohême, de Pologne, naufrage des navires pleins de civils dans la mer du Nord sous les bombes britanniques etc... Cette relecture fait contraste avec celle de la fin du XXème siècle, où la grande polémique concernait les crimes de l'armée allemande. Ce nationalisme assumé trouve depuis des traductions politiques propres : parti AfD, best sellers populistes de Thilo Sarrazin (auteur la version allemande de la théorie du « grand remplacement », longtemps en charge des finances pour le … SPD de la ville de Berlin, et membre un temps du directoire de la Banque Centrale Allemande...). 
Le XXI° siècle est cependant aussi le siècle de l'unification européenne par la monnaie. Or, l'Allemagne est la seule Nation européenne dont la construction nationale et étatique soit profondément liée à la création d'une union douanière et monétaire - la première fois avec la Zollverein (Union douanière) de 1834, qui précède de peu l'unité politique tardive, la deuxième fois comme rappelé à l'instant entre 1949 et 1990. Les est-Allemands étaient fascinés à l'idée de recevoir des Deutsche Mark au moment de la chute du mur. La décision d'Helmut Kohl de garantir la convertibilité de la monnaie de la RDA en DM, si elle entraîna un surcoût considérable de la réunification et accéléra le déclin économique de la partie Est, explique aussi les succès électoraux du parti de Kohl sur la période. 
Dit autrement: la création d'une monnaie unique avec l'Allemagne consiste à jouer avec un expert en unification monétaire et douanière. Et la question de la monnaie est au cœur même du processus de construction national – au-delà des tartes à la crème sur l'hyperinflation de 1923... 
L'Allemagne est donc, par son histoire, souverainiste. Et alors que la construction européenne fut théorisée par les élites allemandes de l'après-guerre comme un moyen de se protéger contre eux-mêmes et contre leur propre histoire, l'Europe est devenue, à partir de l'unification monétaire, un espace de domination naturel. 
La conception de la souveraineté monétaire est profondément différente, outre-Rhin, de celle de la France. Nous sommes le pays de Philippe le Bel, qui frappe de la fausse monnaie et fait brûler ses créanciers pour conserver le contrôle sur son État, de Louis XV refinançant son État avec Law et provoquant ainsi l’un des premiers grands crash financiers de notre histoire. Nous sommes héritiers de la Révolution issue des États généraux dont l’objet était d’abord le refinancement de la dette publique, Révolution qui finança ses guerres avec une monnaie de singe, les assignats. Pour nous en somme, l’État doit contrôler la monnaie. 
Pour les Allemands, la création d’une monnaie unique précède à deux reprises, en 1834 et en 1949, la création d’un État-nation. Comment pouvons-nous nous comprendre - et nous ajuster - avec un tel éloignement de départ ?
L’amitié franco-allemande n’a pu fonctionner que le temps des générations qui avaient vécu les guerres, entre des gouvernements qui n’avaient pas peur de poser leurs contradictions, leurs conflits et leurs désaccords. On était très loin de la situation actuelle, notamment de la vassalité des élites françaises post-euro.


Sunday, 5 February 2012

Ein Gefahr in Europa: Merkozy, verbundete gegen Hollande

Die Konservativen in Europa haben Angst: dass die Europäer plötzlich entdecken, dass es Alternative gibt, dass Europa nicht durch selbstmörderische Sparsamkeit sondern durch Investition und Umverteilung sein Problem lösen kann.
Also gibt es eine neue Allianz. Es geht um das heilige Doxa der europäische Liberal -konservatismus. Da wird Orban gegen alle verteidigt, als Demokratiekämpfer umgeschrieben. Da werden alle noch schwache funkelnden Lichtern einer sozial-demokratische Denkens erstickt, Zapatero und Papandreou aussortiert.
Und da gibt es plötzlich einen große Gefahr.
Sehr großen Gefahr.
Womöglich könnte einer der wichtigsten Volkswirtschaft demokratische eine neue Orientierung einschlagen wollen.
Vielleicht wird doch etwas anderes in Europarat ankommen.
Vielleicht wird Francois Hollande doch Präsident, und die routinierte Ausbeutung um die Bankstern zu retten anhalten.
Schrecken und Verzweiflung, Angst und Panik, Tränen und Schreien!
Aber es gibt noch eine Chance für diesen Pack. Ja, Genau! Angela wird das einrichten wissen! Also wird Angela statt Nicolas in Frankreich antreten!
Und sieh da! Die konservative Presse mache mit!
Seit 3 Tagen ein Flut an "Meinungen" "Analysen" in der deutsche Presse unzw... die Hollande als Gefahr, als Antichrist, als neuen Bolschewisten beschreiben! Mit einem Gero von Radow der sich sogar zwischen die Zeit und Handelsblatt selbst plagiert! Merkel und Sarkozy werden sogar einen gemeinsam Wahlkampfauftritt morgen in ZDF und France2 haben, so ernst ist die Lage!
Was für eine beschämende Allianz, armselige Koalition der Heuchlern, Inkompetenten und selbst ernannte "Konsolidatoren". Die sind diejenige die Europa hierher geführt haben, die die letzten 2 Jahren massiv an eine Verschlechterung der Situation hingearbeitet haben, die immer noch nicht verstanden haben, dass Blut-saugen ins Kino gehört, und nicht in volkswirtschaftliche Handeln.
Liebe deutsche Freunden, um eurer Interesse Willens, Unterstützt Francois Hollande, bitte hier "Like" machen:
https://www.facebook.com/#!/francoishollande.fr
2 Papier zum AQLternative hier:
the-costs-of-waving-goodbye-to-greece-make-it-unlikely-to-happen/
europes-deepening-labour-market-crisis-an-indictment-of-mistaken-policy/

Friday, 6 January 2012

L'Année 2012 ne sera pas l'année Merkel

L'année 2012 ne sera pas l'année Merkel.

Les difficultés de l'allié libéral FDP ne s'arrêtent pas... Au contraire, elles empirent.
Le groupe FDP au parlement régional de Sarre s'est divisé en deux, entrainant la chute de la majorité pour la ministre-présidente CDU, qui gouvernait avec la coalition inédite regroupant CDU, Libéraux et Verts.
Dans ce cas, la Ministre-présidente peut rechercher une majorité alternative, et vient de proposer (14h30) des négociations au .. SPD. Celui-ci donnera sa réponse ce soir. UPDATE 17:00: Le SPD de la Sarre a décidé d'accepter l'offre de rencontres préliminaires à l'ouverture de négociations avec la CDU, d'aprés l'article suivant: Saar-SPD nimmt Gesprächsangebot an.

En cas de refus du SPD, ou d'échecs des négociations, celui-ci aurait la possibilité de proposer une négociation aux Verts et aux Linke, ou bien provoquer une nouvelle élection régionale. Les sondages en Sarre placent la CDU en léger déclin (32%, -2), le SPD en forte progression (35%, +8), les Verts et Linke sauvant de justesse leurs élus, et le FDP en dessous des 5%.
Jamais je n'ai vu un parti politique se faire hara-kiri aussi rapidement et complétement que le FDP. Aprés une crise grave au tournant du siécle, le FDP avait réussi à remonter en construisant son offre politique sur la défense des droits des citoyens et la crédibilité économique. Ils ont pu bénéficier de l'effondrement du SPD pour revenir dans les parlements régionaux, et obtenir 14,6% en septembre 2009.
En seulement une année de gouvernement le FDP s'est déchiré pour des questions de partage du pouvoir en interne, et la crédibilité économique s'est révélé comme un mirage. Le principal dirigeant FDP, le ministre des Affaires Etrangères Guido Westerwelle, a été marginalisé, perdant et la direction du parti et son titre de vice-chancellier, au profit d'un faucon de l'aile néolibéral, Philipp Rösler. Cela n'a pas arrêté la chute libre, le FDP se réduisant programmatiquement à la revendication de baisses d'impôts, en pleine crise européenne de financement des dettes publiques. le FDP a perdu sa représentation dans toutes les élections régionales intermédiaires, passant même en dessous des 2% à Berlin!
La crise en Sarre a lieu au moment ou Philipp Rösler réunit ce jour les dirigeants du FDP pour lancer "le renouveau", quasiment en même temps que son discours... Dans un sondage parus hier, le FDP passe en dessous des 3% au niveau national.
On ne regrettera pas leur disparition politique, il est cependant trés inquiétant que ces "chaoten" aient encore la possibilité de gouverner les 20 mois qui viennent.

Par ailleurs, Wulff reste sous pression, il aurait menti à deux reprises dans son interview télévisé. Il a refusé la publication d'un message qu'il avait laissé le 14 décembre sur le répondeur du directeur de publication du Bild Zeitung, Kai Dieckmann. Toute la presse est liguée contre Wulff. Je rappelle le rendez-vous suivant: Demain, Samedi 7 Janvier, 14:00, château Bellevue, montrons nos chaussures au Président!

1 commentaire du Spiegel sur la démission nécessaire de Wulff
De plus en plus de commentateurs commencent à s'attaquer à Angela Merkel. C'est peut-être la premiére crise où Merkel devient une cible, sa gestion de la crise européenne étant plutôt bien vue, et les crises de son gouvernement ayant touché ses deux alliés (CSU bavaroise et FDP) mais pas la CDU, jusqu'à présent.

En cette premiére semaine de Janvier 2012, et en ce jour de galette des rois, serait-ce le commencement de la fin pour la reine Merkel? Rendez-Vous Samedi 7 janvier 14:00

Sunday, 27 November 2011

Les 4 chevaliers de l'apocalypse?

Lagarde, nouvelle directrice du FMI, va devoir accorder 600 Milliards de financement à l'Italie.

Merkel, flanquée de Sarkozy, veulent une reforme des traités et deux Europes de l'Euro, comme si une réforme institutionnelle de la zone Euro était l'urgence.

Et Monti doit lancer un plan de rigueur pour achever de tuer l'économie italienne.

Ce sont les 4 chevaliers de l'apocalypse financiére, amenant famine - le prix des biens alimentaires ne cesse d'augmenter avec une speculation non contrôlée, maladie - les gouvernements coupent dans les prestations de santé, poussant les malades à ne pas se faire diagnostiquer pour eviter de perdre des jours de salaire, guerre - nous en menons en ce moment trois au sein de l'OTAN, la question est de savoir si une quatriéme ne viendra pas s'installer chez nous, et mort sur l'Europe.

600 Milliards rien que pour l'Italie, c'est 40% de plus que ce que prevoyait le FESF. La droite et en particulier la Merkozie echoue lamentablement dans la gestion de cette crise parce qu'elle n'a toujours pas changé ses paradigmes intellectuels et reste enfermé dans des positions idéologiques au lieu de considérer le réel. Les Eurobonds auraient pu - avec une politique volontariste de capitalisation publique des banques privées et de régulation - stopper les attaques sur l'Euro, il y a un an.

Mais la droite a vu une chance, celle d'enfin d'avoir un prétexte pour s'attaquer aux Etats, transformant une crise de la sous-capitalisation des banques privées européennes en une crise de l'Euro puis de la dette publique.

Bravo.

Du coup, on va à la catastrophe et au retour d'une instabilité financiére et politique sur le continent européen. La derniére guerre européenne n'a pas 15 ans (Kosovo) - l'a t-on oublié?
La derniére dissolution d'une construction fédérale en Europe, cela commenca il y a 20 ans sur des questions de transfers entre regions riches et pauvres - et une instrumentalisation nationaliste. Ca a donné Vukovar, le siége de Sarajevo et Srebenica.

Merkel ne voit qu'un seul enjeu: la survie de sa coalition avec ses morts-vivants libéraux du FDP et ses extrémistes catholiques bavarois, navigue à vue. Quant à Sarkozy, il est préoccupé par la mise en scéne de sa communication bien plus que par cette crise. Embarassés de legs idéologiques pesants et inopérants, aucun des deux ne sont prêts à forcer des réformes fondamentales: TTF, nationalisation des banques européennes, eurobonds et prêts direct de la BCE aux Etats, Politique expansive d'investissement et de soutien de l'activité.
Ils n'ont même pas appris de la crise de 29. Bernanke croit s'en sortir avec l'envoi massif de liquidités dans le systéme, et croit ainsi montrer l'inutilité des relances keynesiennes. Pour l'instant, il ne délivre pas.

Merkozy en est resté à 1932 et continue à étouffer le crédit et à empêcher l'arrivée massive de liquidité.

Pourtant, des prix nobels américains ont 1. prévus il y a 3 ans la crise actuelle de l'Euro, et 2. Définis des solutions.
Au lieu de demander à l'amateur -talentueux maus au paradigme tout aussi dépassé - Jacques Attali, ou aux escrocs formés chez Goldmann Sachs,

demandons à Josef Stiglitz, Roubini, même Krugmann, leurs avis!