Thursday, 12 January 2012

Jours Fériés

Je demande avec la plus extrême résolution et la plus grande conviction le remplacement des jours fériés ci-aprés suivant le calendrier ci-aprés:

Lundi de pâques par le lundi précédant le 30 Avril, célébration du Club des Jacobins, pêres spirituels de la République.
Jeudi de l'Ascension par le Jeudi suivant le 28 Mai, en l'honneur de la Commune, victime de la "semaine sanglante" s'achevant le 28 Mai.
Le Lundi de Pentecôte par le Lundi précédant le 13 Juin, en l'honneur de la constitution des Etats Généraux en Assemblée Nationale.
Le 15 Août par le 26 Août, Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Le 1er Novembre par le 2 Novembre, Nationalisation des biens du Clergé.
Le 25 Décembre par le 23 Décembre, victoire républicaine contre les criminels vendéens à Savenay. Je peux envisager le 24 décembre, annulation du Maximum. Voire le 26 Décembre, création du Conseil d'Etat.
Si, suivant un accord électoral avec EE/LV, nous devrions créer 2 jours fériés de plus je propose:
Le 21 Avril, en l'honneur du droit de vote enfin universel proclamé le 21 avril 1944 (il n'était auparavant que censitaire et/ou limité à un genre).
Le 4 Août, en l'honneur de la dépénalisation de l'homosexualité, proclamée en ... 1982. (oui, il y a 30 ans seulement, et contre l'opposition du Sénat de droite, dominé par l'ancêtre de l'UMP).

Wednesday, 11 January 2012

A propos de la régle d'or en Allemagne

Desintox:
Sarkozy dans ses voeux aux parlementaires a parlé de la règle d'or votée par Schroeder, "un socialiste". C'est faux. Schroeder a fait levé une partie des critéres de Maastricht pour financer son programme de relance de l'activité et de l'investissement.
C'est Merkel, sous la grande coalition, certes avec le soutien du SPD de l'époque, mais sans Schroeder, qui a fait voter la régle d'or. Son ministre des finances CDU Schauble a fait étudier récemment des scénarios pour la contourner déjà. La plupart des collectivités territoriales allemandes savent d'ailleurs qu'elles ne pourront pas la respecter, c'est tout simplement illusoire. On va donc bricoler les budgets à la limite voir hors légalité.
Par exemple, la régle d'or ne s'appliquant pas aux investissements, et la renationalisation/recommunalisation de services actuellement en mains privés ne tombant pas sous le coup de la loi, les Régions et communes ont une trés forte incitation à racheter des centrales thermiques, des réseaux de distribution de l'eau, des logements, de les mettre dans des sociétés de droit privé, et de charger les comptes de ces sociétés privés avec une partie des déficits budgétaires...

Bref, on va bien rigoler aprés le 20 mai en Allemagne...

Friday, 6 January 2012

L'Année 2012 ne sera pas l'année Merkel

L'année 2012 ne sera pas l'année Merkel.

Les difficultés de l'allié libéral FDP ne s'arrêtent pas... Au contraire, elles empirent.
Le groupe FDP au parlement régional de Sarre s'est divisé en deux, entrainant la chute de la majorité pour la ministre-présidente CDU, qui gouvernait avec la coalition inédite regroupant CDU, Libéraux et Verts.
Dans ce cas, la Ministre-présidente peut rechercher une majorité alternative, et vient de proposer (14h30) des négociations au .. SPD. Celui-ci donnera sa réponse ce soir. UPDATE 17:00: Le SPD de la Sarre a décidé d'accepter l'offre de rencontres préliminaires à l'ouverture de négociations avec la CDU, d'aprés l'article suivant: Saar-SPD nimmt Gesprächsangebot an.

En cas de refus du SPD, ou d'échecs des négociations, celui-ci aurait la possibilité de proposer une négociation aux Verts et aux Linke, ou bien provoquer une nouvelle élection régionale. Les sondages en Sarre placent la CDU en léger déclin (32%, -2), le SPD en forte progression (35%, +8), les Verts et Linke sauvant de justesse leurs élus, et le FDP en dessous des 5%.
Jamais je n'ai vu un parti politique se faire hara-kiri aussi rapidement et complétement que le FDP. Aprés une crise grave au tournant du siécle, le FDP avait réussi à remonter en construisant son offre politique sur la défense des droits des citoyens et la crédibilité économique. Ils ont pu bénéficier de l'effondrement du SPD pour revenir dans les parlements régionaux, et obtenir 14,6% en septembre 2009.
En seulement une année de gouvernement le FDP s'est déchiré pour des questions de partage du pouvoir en interne, et la crédibilité économique s'est révélé comme un mirage. Le principal dirigeant FDP, le ministre des Affaires Etrangères Guido Westerwelle, a été marginalisé, perdant et la direction du parti et son titre de vice-chancellier, au profit d'un faucon de l'aile néolibéral, Philipp Rösler. Cela n'a pas arrêté la chute libre, le FDP se réduisant programmatiquement à la revendication de baisses d'impôts, en pleine crise européenne de financement des dettes publiques. le FDP a perdu sa représentation dans toutes les élections régionales intermédiaires, passant même en dessous des 2% à Berlin!
La crise en Sarre a lieu au moment ou Philipp Rösler réunit ce jour les dirigeants du FDP pour lancer "le renouveau", quasiment en même temps que son discours... Dans un sondage parus hier, le FDP passe en dessous des 3% au niveau national.
On ne regrettera pas leur disparition politique, il est cependant trés inquiétant que ces "chaoten" aient encore la possibilité de gouverner les 20 mois qui viennent.

Par ailleurs, Wulff reste sous pression, il aurait menti à deux reprises dans son interview télévisé. Il a refusé la publication d'un message qu'il avait laissé le 14 décembre sur le répondeur du directeur de publication du Bild Zeitung, Kai Dieckmann. Toute la presse est liguée contre Wulff. Je rappelle le rendez-vous suivant: Demain, Samedi 7 Janvier, 14:00, château Bellevue, montrons nos chaussures au Président!

1 commentaire du Spiegel sur la démission nécessaire de Wulff
De plus en plus de commentateurs commencent à s'attaquer à Angela Merkel. C'est peut-être la premiére crise où Merkel devient une cible, sa gestion de la crise européenne étant plutôt bien vue, et les crises de son gouvernement ayant touché ses deux alliés (CSU bavaroise et FDP) mais pas la CDU, jusqu'à présent.

En cette premiére semaine de Janvier 2012, et en ce jour de galette des rois, serait-ce le commencement de la fin pour la reine Merkel? Rendez-Vous Samedi 7 janvier 14:00

Thursday, 1 December 2011

Congrès du SPD Décembre 2011

Introduction et rétrospective historique :

Avec 23% des voix, le SPD a obtenu en septembre 2009 le pire score de son histoire, suivant une décennie de défaites aux élections régionales et un recul de ses effectifs militants de 800 000 à moins de 500 000.
Depuis 2010, le SPD a pu consolider ou regagner des voix dans les scrutins régionaux, mettant fin à la majorité Conservateurs-libéraux à la deuxième chambre, le Bundesrat. Le gain moyen de voix est cependant faible, certaines victoires sont dues à la force des partenaires Verts et la faiblesse des libéraux, sans arrêter l'érosion des voix en pourcentage et en chiffre absolu. Les sondages nationaux montrent certes une remontée, mais toujours en dessous des 30%, et moins que l'Union (conservateurs) évalués entre 32 et 34%.

Le congrès du SPD est un moment certes important du fonctionnement interne du parti et de sa définition programmatique, n'a cependant pas autant de conséquences qu'un congrès au PS. Les fédérations régionales sont bien sûres, suivant les institutions fédérales allemandes, plus puissantes. Leurs congrès régionaux, qui ne suivant pas le rythme du congrès national et n'y sont pas subordonnées, déterminent les questions des alliances locales et des investitures – y compris pour les élections nationales.
Le congrès est très important surtout pour définir et faire connaître le programme et les priorités du SPD. Ceci est d'autant plus nécessaire que ce congrès est le premier d'un parti installé dans l'opposition depuis 2009, qui commence à formuler son programme d'alternance, qui cependant organisera un congrès intermédiaire avant les élections générales de septembre 2013.
Ainsi, le cahier regroupant toutes les motions proposées au vote est épais de 770 pages, pour plus de 700 motions. Si le SPD n'est pas organisé en courants de motion, et s'il n'y a pas de vote sur des textes d'orientations différents, le jeu des « ailes » programmatiques est bien sûr présent au congrès, par le jeu des motions thématiques.
Théoriquement, le rapport de force entre les différentes ailes et tous ceux non membres d'une aile peut être compté sur chacune des motions. Celui-ci peut aussi changer en fonction des thèmes, la majorité des délégués ne suivant pas une logique d'aile, de courant ou de motion.
N.B. : il est habituel que les débats du congrès des partis démocratiques allemands soient diffusés en direct par la chaine d'information gratuite Phoenix TV.

1. La tectonique des plaques – ou la crise de leadership du SPD
Le SPD aujourd'hui n'a pas de « candidat naturel » à la chancellerie C'est le principal obstacle – vu du SPD – à des élections anticipées. Ce congrès ne parlera d'ailleurs pas de leadership : la direction proposée au vote est à 95% la direction sortante, avec les équilibres d'influence définis fin 2009.
L'aile droite, ou Cercle de Seeheimer du nom d'un lieu de réunion, a dirigé le parti les 12 dernières années. Schroeder y a trouvé ses derniers soutiens lorsqu'il a imposé son programme « Agenda 2010 » après les élections de 2002. Peer Steinbrück, 65 ans, en est incontestablement le leader.
L'aile gauche, organisée autour de « Gauche Parlementaire » et de l'association « Gauche Démocratique 21 », est ouverte à des alliances à la gauche du SPD et conserve un lien avec le monde syndical. Elle a été profondément affaibli par l'agenda 2010, qui a vu un départ de nombreux de ses militants vers le parti « La Gauche » (die Linke), regroupant les anciens communistes de RDA, les syndicalistes opposés à Schroeder et les partisans d'Oskar Lafontaine. Certains reviennent actuellement au SPD par DL 21, qui sert aussi de tremplin à de nombreux anciens dirigeants des Jusos. Andrea Nahles, 41 ans, la secrétaire générale du SPD, en est la principale dirigeante, mais cette aile est encore en mutation, et Andrea Nahles n'a jamais gouvernée, même dans un exécutif régional. Le SPD de Berlin y est de plus en plus fort, ce qui provoque une réaction de SPD plus à l'Ouest. Klaus Wowereit, 58 ans, le maire de Berlin peut compter sur le soutien d'une partie de l'aile gauche et éventuellement des pragmatiques en cas de pat entre Steinbrück et Steinmeier.
Il existe enfin une aile dite « pragmatique », dont le mode d'organisation est surtout basé sur des réseaux d'élus. Franz-Walter Steinmeier, 56 ans, est probablement leur candidat, même si, du fait qu'il a été la tête pensante de l'agenda 2010, il peut aussi compter sur l'aile droite.
Sigmar Gabriel, 52 ans, l'actuel président du SPD, est aussi un pragmatique, et l'auteur d'un accord de non-agression tant avec Steinmeier qu'avec Andrea Nahles pour reconstruire le SPD post-déroute électorale.

2. L'aile gauche du SPD à l'offensive ?
Suite aux élections de septembre de Berlin, le porte-parole de DL-21, Bjorn Boehning, 34 ans, a quitté ce poste pour devenir directeur de cabinet de Klaus Wowereit. Le vote de succession dimanche dernier a vu la défaite inattendue de la candidate portée par Andrea Nahles et Bjorn Boehning, Angela Marquardt, 40 ans, ancienne militante communiste en RDA et députée du PDS, ralliée depuis 2005 au SPD Berlin, au profit de Hilde Mattheis, 57 ans, députée de Bade-Wuttenberg, et principale opposante interne à Nils Schmid, 38 ans, qui participe actuellement comme partenaire junior - pour la première fois dans l'histoire allemande - à un exécutif régional dominé par les Verts. Cette évolution marque une radicalisation de DL-21. De nombreuses motions ont été déposées par l'aile gauche afin d'infléchir la position du SPD sur les retraites (retour sur l'accord passé avec la CDU pendant la Grande Coalition) et la fiscalité (introduction d'un impôt sur la fortune et relèvement du seuil maximal d'imposition à 53%, renforcement de l'impôt sur les plus-values financières). Les observateurs s'attendent donc sur chacune de ces motions thématiques des « votes de combat » entre la ligne de la direction actuelle et les textes proposés.

3. Les anciennes nouvelles concurrences politiques et programmatiques, et les conséquences pour les alliances

Les Élections régionales et municipales de 2011 ont vu une progression du SPD, qui a retrouvé le chemin des exécutifs régionaux dans 5 régions sur 7 votantes. Cependant, les élections de Berlin ont aussi marqué la confirmation d'un double phénomène :
A/ La lassitude des électeurs allemands pour les partis traditionnels, incluant les Verts, excluant les libéraux du FDP de tous les parlements
Les Verts sont pris dans une contradiction sociologique et idéologique entre l'électorat traditionnel Vert, écologiste en premier lieu, mais aussi issu des mouvements étudiants et de l'extrême-gauche des années 70-80, et un nouvel électorat bourgeois à haut niveau d'études et de revenu, « Bobo » dirait-on en France. La contradiction s'est révélée à Berlin, ou malgré des sondages à 30% en Mars 2011, et une progression de 7% par rapport aux élections de 2006, le score de 17% a été vécu comme une défaite, et le groupe des élus s'est divisé en deux groupes irréconciliables.
Le FDP a réalisé en septembre 2009 le meilleur score de son histoire sur un malentendu. Alors que le FDP proposait un programme de réduction d'impôts, de nombreux électeurs issus du SPD et des Verts ont voté FDP au nom d'une compétence économique ressentie. Ce fut un échec total. Le FDP est actuellement dans les sondages à 3%, manquant les 5% nécessaires pour avoir des élus au parlement, a même réalisé un score inférieur à 2% aux élections de Berlin !
Le FDP est obligé de mener une guérilla au gouvernement pour imposer des réductions d'impôts afin de conserver son électorat de base, et ainsi espérer atteindre les 5%. B/ La séduction opérée par des formes d'offre politique nouvelles bouleversant le paysage politique : les Pirates, mais aussi en embuscade les partis populistes nationalistes. Les Pirates ont réalisés à Berlin une percée inattendue à 9%. Apparaissant du coup comme une alternative crédible, les Pirates sont LE parti profitant de la lassitude à l'égard des partis traditionnels, restant stable entre 8 et 9% dans tous les sondages Nationaux !
Par ailleurs, la scène des populistes nationalistes reste en Allemagne très divisée. C'est une chance, qui explique aussi leur absence de succés. Ils se sont cependant radicalisés avec les néonazis du NPD prenant un rôle de plus en plus fort et enracinés dans certains bastions. La découverte du groupe terroriste NSU – auteur de 10 meurtres, 14 braquages de banque et deux attentats à l'explosif en 10 ans sans revendication et donc sans jamais être soupçonné – choque l'Allemagne, qui découvre un ´réseau beaucoup plus profond que pensé. Ce coup d'éclairage peut aussi selon un paradoxe connu et vérifié en France ou au Pays-Bas favorisé justement les résultats électoraux de ces partis. Le sucés du livre de Thilo Sarrazin – ancien dirigeant du SPD par ailleurs – montre que la tentation des solutions simples est présente en Allemagne aussi, même si elle ne s'est pas encore traduite dans des résultats électoraux.
C'est dans ce contexte que le SPD réfléchit aussi à l'introduction de Primaires ouvertes et à une ouverture du Parti aux non-membres. C'est aussi l'un des sujets de ce congrès.

Conclusion et Prospective
Cela pose un gros problème au SPD : si les Pirates confirment ce score, le SPD ne peut pas atteindre la majorité absolue avec une coalition avec les Verts. Le SPD doit soit former une coalition à deux partenaires, l'alliance au Linke restant encore tabou au niveau national, les Pirates étant une grande inconnue, soit se tourner vers … l'Union d'Angela Merkel, pour une nouvelle Grande Coalition. L'Union continuant à être au dessus du SPD, celui-ci ne récupèrerait pas la chancellerie Une autre possibilité serait une alliance Union-Verts, et le maintien du SPD dans l'opposition.

Sunday, 27 November 2011

Les 4 chevaliers de l'apocalypse?

Lagarde, nouvelle directrice du FMI, va devoir accorder 600 Milliards de financement à l'Italie.

Merkel, flanquée de Sarkozy, veulent une reforme des traités et deux Europes de l'Euro, comme si une réforme institutionnelle de la zone Euro était l'urgence.

Et Monti doit lancer un plan de rigueur pour achever de tuer l'économie italienne.

Ce sont les 4 chevaliers de l'apocalypse financiére, amenant famine - le prix des biens alimentaires ne cesse d'augmenter avec une speculation non contrôlée, maladie - les gouvernements coupent dans les prestations de santé, poussant les malades à ne pas se faire diagnostiquer pour eviter de perdre des jours de salaire, guerre - nous en menons en ce moment trois au sein de l'OTAN, la question est de savoir si une quatriéme ne viendra pas s'installer chez nous, et mort sur l'Europe.

600 Milliards rien que pour l'Italie, c'est 40% de plus que ce que prevoyait le FESF. La droite et en particulier la Merkozie echoue lamentablement dans la gestion de cette crise parce qu'elle n'a toujours pas changé ses paradigmes intellectuels et reste enfermé dans des positions idéologiques au lieu de considérer le réel. Les Eurobonds auraient pu - avec une politique volontariste de capitalisation publique des banques privées et de régulation - stopper les attaques sur l'Euro, il y a un an.

Mais la droite a vu une chance, celle d'enfin d'avoir un prétexte pour s'attaquer aux Etats, transformant une crise de la sous-capitalisation des banques privées européennes en une crise de l'Euro puis de la dette publique.

Bravo.

Du coup, on va à la catastrophe et au retour d'une instabilité financiére et politique sur le continent européen. La derniére guerre européenne n'a pas 15 ans (Kosovo) - l'a t-on oublié?
La derniére dissolution d'une construction fédérale en Europe, cela commenca il y a 20 ans sur des questions de transfers entre regions riches et pauvres - et une instrumentalisation nationaliste. Ca a donné Vukovar, le siége de Sarajevo et Srebenica.

Merkel ne voit qu'un seul enjeu: la survie de sa coalition avec ses morts-vivants libéraux du FDP et ses extrémistes catholiques bavarois, navigue à vue. Quant à Sarkozy, il est préoccupé par la mise en scéne de sa communication bien plus que par cette crise. Embarassés de legs idéologiques pesants et inopérants, aucun des deux ne sont prêts à forcer des réformes fondamentales: TTF, nationalisation des banques européennes, eurobonds et prêts direct de la BCE aux Etats, Politique expansive d'investissement et de soutien de l'activité.
Ils n'ont même pas appris de la crise de 29. Bernanke croit s'en sortir avec l'envoi massif de liquidités dans le systéme, et croit ainsi montrer l'inutilité des relances keynesiennes. Pour l'instant, il ne délivre pas.

Merkozy en est resté à 1932 et continue à étouffer le crédit et à empêcher l'arrivée massive de liquidité.

Pourtant, des prix nobels américains ont 1. prévus il y a 3 ans la crise actuelle de l'Euro, et 2. Définis des solutions.
Au lieu de demander à l'amateur -talentueux maus au paradigme tout aussi dépassé - Jacques Attali, ou aux escrocs formés chez Goldmann Sachs,

demandons à Josef Stiglitz, Roubini, même Krugmann, leurs avis!

Thursday, 24 November 2011

Primaire Citoyenne - Vorwahl der PS in Frankreich

Offene Vorwahl in Frankreich : und der Sieger ist....

(Dieser Artikel ist ursprunglich auf den Forum der DL 21 in eine etwa rohe Fassung publiziert worden. Der auf den rechten Seite befindend Slideshow ist ein klein Bestof meiner Fotos, aufgenommen während die Primaires, 7 Mai-16 Oktober 2011.)

Am 09 und 16 Oktober 2011 hat die französische Parti Socialiste (PS) ein neues Territorium betreten.

Nach amerikanischem Vorbild hat die PS die Entscheidung um den Spitzenkandidaten der Präsidenschaftswahlen allen Bürgern Frankreichs überlassen. Die Wähler mussten sich vorerst per Unterschrift dazu bereit erklären den Grundgedanken der Sozialdemokratie zuzustimmen, ausserdem wurde 1,00€ als Kostenbeteiligung abkassiert.

Und der Sieger ist :

Überraschend und in erster Linie die Parti Socialiste ! Als Kandidat wurde Francois Hollande klar vor Martine Aubry nominiert. Die Parti Socialiste konnte 2 Monate lang die gesamte Öffentlichkeit und die Medien in Atem zu halten. Dazu wurden die üblichen blamierenden internen Kämpfe und persönlichen Attacken vermieden. Im Gegenteil haben die 4 in Fernsehen ausgetragenen Debatten große Interessen hervorgerufen und positive Kommentare inspiriert. Gewürdigt wurden ebenfalls die knapp 180 000 Mitglieder, die durch eine einwinwandfreie Organisation, dieses Votum ermöglichten.

Insgesamt haben sich an den beiden 2 Wahlgängen (9. und 16. Oktober) mehr als 3,5 Millionen Franzosen beteiligt. 800 000 von ihnen haben ihre Kontaktdaten hinterlassen, um an künftigen Wahlkampfaktionen teilzunehmen. Die Kosten sind durch die Spenden mehr als abgedeckt worden. Der Sieger ist so klar nominiert worden, dass er entspannt alle Kandidaten, alle Parteiflügel, die Anhänger von Martine Aubry eingeschlossen, wieder um sich vereinen kann. Die UMP – die Partei von Sarkozy - ist so von dem Erfolg überrascht worden, dass seit 2 Monaten die "PS" und die "Primaire" das Hauptthema der internen Gespräche war. 2012 wird Sarkozy höchstwahrscheinlich nochmals kandidieren, aber die UMP denkt schon sehr ernst darüber nach, 2017 auch eine offene Vorwahl einzuführen. Kurz nach der "Primaire", den ersten Umfragen mehrerer Umfrageinstituten zufolge, haben sich mehr als 60% der befragten Franzosen, 2012 François Hollande, im zweiten Wahlgang gegen Nicolas Sarkozy abzustimmen.

Ursprünglich sollte diese offene Vorwahl das gesamte linke Lager vereinen. Die Grünen (Europe-Ecologie-les-Verts, EELV) und die Linke (Front de Gauche) hatten aber ihre Teilnahme abgelehnt und im Rahmen interner Vorwahlen ihre Kandidaten schon auserkoren (Eva Joly und Jean-Luc Mélenchon). Die PS hatte in einer internen Abstimmung ihr Programm schon Ende 2010 verabschiedet, alle 5 Kandidaten aus der PS haben diesem Parteiprogramm zugestimmt und akzeptiert. Die inhaltlichen Unterschiede waren daher eher minimal, es ging mehr um Priorisierung innerhalb des Programms, persönliche Durchschlagskraft und Umfragewerte in Vergleich mit Nicolas Sarkozy und Marine Le Pen.

6 Kandidaten hatten sich gemeldet :

Als erster, Manuel Valls, Abgeordneter und Bürgermeister einer Stadt in einem Arbeitervorort von Paris, er gilt als der rechte Flügel der Partei. Francois Hollande, Abgeordneter und Vorsitzender des Generalsrates des Departements "Correze", 11 Jahre lang Vorsitzender der PS (1997-2008), er gilt als der geistliche Erbe von Jacques Delors und Lionel Jospin.

Segolène Royal, Vorsitzende der Region Poitou-Charentes und ex-Präsidentschaftskandidatin in 2007, sie verfügt über ihren eigenen Kreis von Unterstützern. Sie hat sich jenseits der traditionellen linken und rechten Flügel der PS positionniert.

Martine Aubry, die Vorsitzende und Bürgermeisterin von Lille, Tochter von Jacques Delors, war von einer bunten Koalition innerhalb der PS unterstützt. Dazu gehört der linke Flügel « Un Monde d'Avance » um Benoît Hamon, und viele ehemalige Befürworter von Dominique Strauss-Kahn hatten sich Überraschenderweise dazu zusammengetan.

Arnaud Montebourg, Abgeordneter und "Departementsfürst" des burgundischen Departements Saône-et-Loire, war lange Mitglied des linken Flügels, dann wurde er 2006-2008 Pressesprecher von Segolène Royal. Sein Beitritt dem Kreis der Royal-Anhänger machte ihn für den linken Flügel nicht tragbar, dessen Anhänger sich für Martine Aubry erklärten. Montebourg hat ein Buch zum Thema « Entglobalisierung » kurz vor der Primaire herausgegeben, in dem er sich klar für eine Verfassungsreform im Sinne mehr Parlamentarismus stark gemacht.

Zuletzt, Jean-Michel Baylet war der einzige Kandidat, der nicht der Parti Socialiste, sondern der Zentrumlinken "Parti Radical" gehört.

Der große Favorit, der aber auch grundsätzlich von dem linken Flügel abgelehnt war, Dominique Strauss-Kahn, war wegen seiner Affären in New-York und Paris ausgeschieden.

Im ersten Wahlgang sind die 2 Favoriten eindeutig nach vorn gelandet : Francois Hollande mit 38%, Martine Aubry mit 31%. Überraschenderweise, als dritter mit 17%, kam Arnaud Montebourg mit seiner sehr kritischen Haltung zur Globalisierung, zu den Banken und zur Finanzkrise, klar vor Segolène Royal und Manuel Valls (jeweils um 6%) und Jean-Michel Baylet (knapp 1%). Alle ausgeschiedenen Kandidaten haben sich hinter Francois Hollande gestellt, Arnaud Montebourg erst am Donnerstag vor der Wahl, und ohne seinen Anhängern eine Wahlempfehlung zu geben.

Dieses Verfahren sieht dementsprechend eine Verlagerung der Entschlussmacht von der Parteimitgliedern zu einen erstmals nicht genauere definierte erweiterte Kreise, die auch die Stammwählern miteinbeziehen sollte. La Primaire Citoyenne erwies sich als der beste Mittel, eine Krisengeplagte zerstrittene Partei, die unfähig war ihre Führungsentscheidung zu treffen, davon zu erlösen und durch eine offene Vorwahl sowohl die Legitimität des Siegers als auch die Unbestreitbarkeit des gesamten Verfahren zu gewährleisten. Dieser Entmachtung ist von der Mitgliedern selbst mit knapp 70% der Stimmen in Oktober 2009 bei einen interne Parteiabstimmung entschieden worden.

Hintergrund sind die 2 bitteren Niederlagen in 2002 (Lionel Jospin bekam im ersten Wahlgang nur knapp 17% der Stimme, und kam als dritter hinter dem Rechtsextremisten Le Pen. Jospin war beim 2. Wahlgang nicht mehr im Rennen. 2007 nach dem überraschenden Sieg von Segolène Royal in einer internen Vorwahl gelang es der Partei nicht, sich wieder zu vereinen, was zu einer Niederlage im 2. Wahlgang gegen Nicolas Sarkozy führte. Dieser, zynischerweise, lockte mehrere ehemalige Minister und Staatssekretären aus der Parti Socialiste und dem linken Lager in seine Regierung

Der traditionelle Instrument der Beschluss und der Feststellung der Machtverhältnis hat auch sowohl in 2003 als auch in 2008 versagt. In 2003 hatte sich eine Mehrheit mit Francois Hollande, Segolène Royal, Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius gebildet, die sich schon in 2004 über Europa zerstritt. Die Partei hat der VVE unterstützt, während Laurent Fabius beim ratifizierenden Referendum gegen den VVE Wahlkampf mit Erflog gemacht. Mit einer « Alles außer Royal » Front hinter Aubry fiel 2008 das Endergebnis um den Vorsitz zwischen Martine Aubry und Segolene Royal denkbar knapp. Dazu verpesteten Gerüchte um Manipulation bzw. Betrüge wegen der nur 102 Stimmen Vorsprung aus circa 130 000 abgegebenen Stimmen lange das Klima innerhalb der Partei.

Die Krise verschärfte sich nach dem Parteitag in Reims in November 2008 : ein Teil des linken Flügels entschied sich dazu, die PS zu verlassen, und dem deutschen Vorbild nach, die « Parti de Gauche » (Partei der Linke) um Jean-Luc Mélenchon zu gründen. Dieser neuen Partei gelang es bei der Europawahl in einem Wahlbündnis mit der Parti Communiste 6,5% und 4 Abgeordneten zu bekommen. Jean-Luc Mélenchon ist inzwischen der offizielle Kandidat zur Präsidentschaft von der Parti de Gauche, der Parti Communiste und ein paar Splitterparteien aus dem trotzkistischen Lager, das in Frankreich immer noch 3 bis 5% der Wähler für sich gewinnen kann.

Wie man sieht : die Parti Socialiste, die mit zwischen 80 000 und 180 000 Mitgliedern nie eine Volkspartei war, musste was tun. Weil die Institutionen in Frankreich stark personalisiert sind konnte sich die Partei nicht auf eine inhaltliche Erneuerung begrenzen. Die Partei hat sich selbst entmachtet, weil sie es nicht mehr alleine geschafft hat. Die Personalisierung hat sich durch die Primaires zwar noch verstärkt, die inhaltliche Debatte hat aber vorher innerhalb der Partei stattgefunden. Dazu gibt es einen starken Willen, diesmal alles zu tun um den Wahlkampf zu gewinnen, was in 2002 und 2008 nicht der Fall war.

Ob die Primaire der erste Schritt zum Sieg in 2012 ist, wird sich im Nachhinein feststellen lassen, auf jeden Fall ist dieser Weg sehr an den Institutionen Frankreichs angelehnt, an der Geschichte der Parti Socialiste, und daher nicht so einfach für die andere sozial-demokratische Parteien in Europa zu übernehmen.

Referenz: Artikel auf DL 21 Forum
Der Slideshow ist ein Bestof meiner Fotos während die Primaires, von der 7 Mai 2011 bis zum 16 Oktober 2011.

Tuesday, 22 November 2011

Ethic, Life and Rolemodel

People!

If you are looking for a model to live your life, please, have a look at the fights and the Ethic leading Daniele Mitterrand through her whole life. She just passed away after 87 years fighting for democracy, justice, workers rights. She was in the Resistance, fought for many minorities rights in the very countries they were/are still oppressed, never shut up even while being First Lady in France, showing intellectual and physical courage.

So please, don't turn your eyes away and don't follow the easy path.

I pay tribute to such a fighting life, and know that too many Peoples who departed this year are admired much more for having achieved much less, even having caused much harm. There are many many many overexploiting self-admiring business bosses out there, selling their owns as new ethical brands while fighting Unions, letting workers suicide and pollution prevailing, as a S. Jobs.

There are too few fighting Men and Women against overexploitation, for workers and people's rights, against injustice and greed, as a D. Mitterrand.

Compare the Ethic underlying, and make your life choice, but don't believe in your own complaisant lie if you go the easy way.

Reference:

http://www.france-libertes.org/

http://en.wikipedia.org/wiki/Danielle_Mitterrand